Jeudi 15 décembre 2022, librairie, 18h : Kev la Raj

Raconteur d’histoires à ses heures gagnées, thérapeute des corps en liberté. Les mots ? 

Des bienfaiteurs, des facilitateurs dont il se sert pour raconter les pieds et les maux qu’il soigne, les impressions qu’il garde, les gens aperçus en route, paysages, situations, au quatre coins du monde... des mondes qui n’existent pas.

Sa rencontre avec le slam ? Fiestival Réévolution XII de Bruxelles ! Expériences en France, Panama, d'ouest en est..

Jonglant entre les langues, français, espagnol, anglais. Jonglant avec les genres, poésie, slam, récit. 

Kev la Raj cherche à toucher le cœur des yeux curieux et des oreilles attentives. oh


-"13ème lune - Poésie", Kev la Raj, Maelstrom, 2022

Vendredi 09 décembre 2022, librairie, 18h : revue contre-attaque

Nous invitons à rencontrer et bien sûr à discuter avec les auteurEs de la nouvelle revue Contre Attaque.

IssuEs de la célèbre page Facebook Nantes Révoltée, active depuis une dizaine d'années, les auteurEs préviennent et donnent le ton de la revue : "L’heure n’est pas à la résignation mais à la contre-attaque : politique, matérielle, culturelle, artistique…". 

Iels précisent d'ailleurs s'inscrire dans "le long sillage tracé par les Enragés de 1793 et ceux de la Commune, l'histoire de la résistance antifasciste et les luttes anti-coloniales (...) Le répertoire des résistances dans lesquelles nous pouvons puiser des forces et des idées est gigantesque et sublime".

Faire relais, soutenir initiatives et luttes, documenter, voilà les enjeux et l'horizon politique qu'iels se sont accordéEs.

Et, le taf est fait !

Mercredi 07 décembre 2022, librairie, 19h : Antoine Seiter, Marc Faysse et les éditions nouveau palais

Troisième livre de cette nouvelle maison d'édition de photographies documentaires aux volontés esthétiques et politiques que nous suivons avec attention :


"Antoine Seiter est né dans un village du Loir-et-Cher. Pendant ses études, il revient régulièrement chez ses parents et commence à photographier sa sœur cadette, Julia (J). Le projet, débuté en 2008 se poursuit encore aujourd'hui. Ce livre imprime une étape, une douzaine d'années témoignant de l'enfance, l'adolescence et du passage à l'âge adulte de sa sœur. La séquence est marquée par un accident, les changements du corps et le travail. Elle témoigne surtout de la relation entre le photographe et sa sœur. Ce face à face nous dévoile les multiples facettes de son visage, l'ouvert et le fermé. C’est à dire la capacité du visage à se connaître, reconnaître et dialoguer avec l'autre.

C'est également d'altérité qu'il est question dans la nouvelle de Marc Faysse, autre versant du livre. L'auteur propose une histoire d'amour estivale entre deux jeunes hommes, Achille (A), c'est lui le narrateur, et Augustin. L'ambivalence de la nouvelle réside dans la façon dont les interactions entre Achille et Augustin témoignent de leurs sentiments mais aussi de leurs choix de vie. La fierté homosexuelle d'Achille est un vecteur d'émancipation qui finit par avoir raison de l'idylle amoureuse.

Achille rejoint Julia, en plongeant dans l'âge adulte, il et elle nous questionnent dans notre rapport au monde."  


>> Extraits


-"J&A", Antoine Seiter et Marc Faysse, éditions Nouveau Palais, 2022

Samedi 03 décembre 2023, librairie, 18h : Stéphane Padovani

Stéphane Padovani viendra nous lire des extraits et discuter de son dernier roman où il inscrit les parcours de trois jumeaux trentenaires dans les questions du temps présent.

 

-"Autour de nous", Stéphane Padovani, éditions La Vilaine Editrice, 2022

Jeudi 01 décembre 2022, librairie, 18h : Christine Lapostolle

Une narratrice décrit ce qu’elle voit depuis une fenêtre de son appartement. Elle habite à Brest. La fenêtre donne sur la rue, la gare, le port industriel, la mer, la presqu’île d’en face. Elle regarde et observe : le ciel, les vents, les pluies, l’océan, le rayon de soleil qui brusquement fait chatoyer cette toute petite fraction du monde, du vaste monde où s’entrecroisent, se mêlent, se heurtent, s’ignorent, se rencontrent les flux de nos vies. Le texte suit le fil des jours et des saisons et peu à peu, indirectement, à travers ce qu’elle voit et décrit, la spectatrice se raconte. Livre singulier et miraculeux car il suffit de regarder et de dire ce que l’on a vu pour que le monde se déploie et avec lui le « je » qui nous y donne accès.

L'auteurE présente et discute de son livre, des lecteur.ices seront invitéEs à en lire des extraits.


>> Un site passionnant que l'auteurE a construit et où elle recueille des témoignages sur les métiers vus par celleux qui les exercent.


-"Temps permettant", Christine Lapostolle, éditions MF, 2022

Samedi 26 novembre 2022, librairie, à partir de 12h : Maëlle de Coux 

En retour de marché, Maëlle de Coux vient nous parler des ses images, de ses divers savoir-faire et de sa démarche de plasticienne dont les travaux sont édités chez Artfolage.

Basée à La Rochelle, Artfolage est une petite maison dont la singularité et la pertinence sont contenues dans une ligne éditoriale qui cherche à réunir dans un livre de petit format deux visions d'un même lieu, alliant textes et images.

Maëlle de Coux est multi-coiffes, plasticienne, brodeuse, collagiste, collectionneuse, voyageuse. Elle réalise des carnets d’images où se mêlent divers glanages du quotidien (dessins, photographies, herbiers, images d’actualités, textes littéraires ou conversations saisies au passage).

Kérity, son dernier livre illustré, est une vivifiante chronique estivale de la rencontre, entre l'auteurE et la conteuse bigoudène Yveline Méhat à Kérity Penmarch' !


-"Kérity-Chronique subjective et capricieuse", Maëlle de Coux et Yveline Méhat , éditions Artfolage, 2022

Jeudi 24 novembre 2022, Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Lucile Peytavin  

Presque une année après sa venue à la librairie, nous réinvitons Lucile Peytavin 

riche de ses multiples rencontres et interventions depuis la parution de son livre qui questionne la virilité, ses coûts pour la société et naturellement le système d'organisation patriarcale dans son ensemble.

Si nous avons choisi de lui proposer à nouveau une rencontre, c'est d'abord pour l'interroger et discuter de la notion de violence qu'elle aborde d'ailleurs dans l'un des chapitres de son livre.

La violence est-elle genrée, nait-on violent, comment le devient -on ?

Ces questionnements sont bien évidemment à mettre en écho avec la date du 25 novembre, journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.


-"Le coût de la virilité. Ce que la France économiserait si les hommes se comportaient comme les femmes",  Lucile Peytavin, Anne Carrière, 2021

Mardi 15 novembre 2022, Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Jean Denis Vigne

Jean Denis Vigne vient présenter et apporter un éclairage sur la somme des multiples études menées au sein du Muséum national d'histoire naturelle et réunies dans ce livre dont il assure la codirection avec Bruno David. 
Cette première esquisse donnera lieu durant l'année prochaine à une série de 4 rencontres avec certainEs des auteurEs d'articles d'un ouvrage collectif qui s'avère d'une rare richesse.

"La Terre s’est formée il y a 4,5 milliards d’années mais nous ne le savons que depuis la seconde partie du XXe siècle. Alors que nous recensions quelques milliers d’espèces au milieu du XVIIIe siècle, on en identifie aujourd’hui deux millions, et l’on estime que ce nombre ne représente que 20 % de la richesse totale encore à décrire ! Quant à l’humain, si l’on pensait que son histoire se résumait à une succession de deux ou trois espèces sur deux millions d’années, on découvre aujourd’hui que dix fois plus d’espèces d’hominines ont existé, sur sept millions d’années. Chaque découverte augmente le niveau de complexité de ce que l’on sait et élargit le périmètre de ce qu’il reste à connaître.
La vitalité de la recherche bénéficie de multiples évolutions techniques, méthodologiques et conceptuelles. Si l’histoire naturelle favorise depuis toujours les approches interdisciplinaires, quelques-unes – comme la cosmochimie, l’archéozoologie ou encore la paléogénétique – ont connu un grand élan ces dernières décennies. Le perfectionnement des outils de mesure, de l’imagerie scientifique ou des instruments de séquençage génétique donne un nouveau souffle à des études engagées de longue date. Enfin, de nouvelles façons de faire et de penser émergent, comme en témoignent l’essor des sciences participatives et l’apparition de nouveaux concepts (holobionte, anthropocène, One Health, etc.).
Voici un aperçu des foisonnants travaux menés au Muséum national d’histoire naturelle, qui remettent en cause la façon dont chacun d’entre nous se situe dans l’univers, dans la nature, dans la société. Des premiers indices de vies aux biofilms des caniveaux urbains, les contributions ici réunies relatent d’étonnantes petites et grandes découvertes. Entre miscellanées et synthèse, cet ouvrage donne à voir la diversité d’un patrimoine qu’il nous incombe de découvrir et de défendre." 

-"La Terre, le vivant, les humains - Petites et grandes découvertes de l'histoire naturelle", éditions La Découverte, 2022

>> Extraits : ici

Mercredi 19 octobre 2022, librairie, 17h : Caroline Petitat Robet

Volontaire depuis 1979 à ATD Quart Monde, Caroline Petitat-Robet relate son engagement et l’importance des rencontres dans son dernier livre "Vers l’autre".

Ses quarante années d’engagement, dit-elle, l’ont fait avancer "dans un élan vers l’autre et réfléchir sur le monde d’aujourd’hui, dans lequel il existe des barrières créées par la peur de l’autre".


-"Vers l'autre", éditions Torticolis et Frères, 2022

 la minuscule galerie a le plaisir de vous présenter :


Bon Placement

de
Fanny Garcia et Jack Usine 


Du 8 octobre au 24 novembre 
Vernissage "Retour de marché" le 8 octobre à midi.


Fanny Garcia & Jack Usine investiront la minuscule galerie avec une création “ricochet” de l’exposition Papiers Paradis aux Ateliers du Vent. Un soupçon de criminalité en col-blanc et d’humour noir dans une installation à 4 mains mêlant lettrages, couture et point de croix. Cette exposition a lieu dans le cadre du festival Le Marché Noir. 

Fanny Garcia et Jack Usine vivent et travaillent à Castillon-la-Bataille Gironde profonde. Depuis le début des années 2000 ils s’amusent à développer ensemble une production tout-terrain à la frontière du graphisme de l’art et de l’artisanat entre intervention dans l’espace public micro-éditions et graphisme de commande.




la minuscule galerie chez Planète Io
7, rue Saint Louis à Rennes
06.11.16.75.25
laminuscule.blogspot.fr

Jeudi 6 octobre 2022, librairie, 18h : Mathieu Blard

L'écrivain et journaliste Mathieu Blard nous revient avec un nouveau roman percutant :


"Et si les rôles étaient inversés? Que les femmes prennent le pouvoir et imposent leurs droits, même par la force?

Trois jeunes femmes aux origines sociales différentes. Trois destinées brisées qui se rejoignent, liées par un même constat : elles sont victimes de leur genre. Ensemble, elles décident de se révolter et de rendre coup pour coup. Chasse aux hommes sexistes, expéditions punitives, escalade de la violence, leurs actions font du bruit. Un véritable mouvement, désorganisé et révolutionnaire, se généralise dans tout."


-"#DÉFONCE ton porc", éditions LBS, 2022

Mercredi 5 octobre 2022, jeu de paume, 18h : René Peron et Yves-Marie Le Lay

René Peron est d'abord animateur socioculturel, sociologue, auteur d'un essai pertinent sur l'invasion des grandes surfaces, et également, entre diverses fonctions institutionnelles, un étonnant artiste de land art. C'est à ce titre que nos partenaires du jeu de paume lui consacrent une exposition : "L'oracle des estrans". 

L'artiste plasticien-photographe nous montre ses os de seiche qu'il a minutieusement sculptés après les avoir prélevés dans ces grands biotopes d'estrans. Au delà de leurs beautés les os-sculpture nous disent aussi un avenir pas si incertain et très proche des conclusions du fameux GIEC. Le soin à la planète est devenu une nécessité impossible sans un changement radical de système. Ici nous ne pointerons pas les industries d'extraction mais un mode de production agricole intensif dont les déchets sous forme de marées vertes souillent, blessent et détruisent les êtres vivants des estrans que sont les plages bretonnes.

Notre proposition alors est d'organiser une rencontre en forme de discussion entre deux témoins assidus des bords de mer et militants écologistes au long cours, René Péron et Yves-Marie Le Lay, autour de l'ouvrage que ce dernier consacre aux algues vertes. 


-"Algues vertes, un scandale d’Etat-nitrates et gaz toxiques-50 ans de déni", Yves-Marie Le Lay, éditions Libre & Solidaire, 2020


>> Voir entretien d'Yves-Marie Le Lay


-"Les boîtes-Les grandes surfaces dans la ville", René Peron, éditions Atalante, 2004)

Samedi 1er octobre 2022, 5e édition du Village des possibles (mail François Mitterrand, Rennes), grande scène, 18h : Guillaume Faburel, Yaëlle Amsellem-Mainguy et divers intervenantEs


Sous l'intitulé,"Le malaise des jeunes en milieu rural", nous proposons de discuter des "ruralités", l'une des lignes que nous avons choisi de dessiner via des rencontres avec des auteurEs, des choix de livres et la création cette année d'un groupe de réflexion sur la question.

Nous invitons donc deux auteurEs, Guillaume Faburel et Yaëlle Amsellem-Mainguy, et quelques-unEs des participantEs de notre groupe à réfléchir et discuter des habitants des espaces ruraux et singulièrement de sa jeunesse.


Guillaume Faburel est professeur à l’Université Lyon 2, et enseignant dans les Instituts d’Etudes Politiques de Lyon et de Rennes.

Yaëlle Amsellem-Mainguy est sociologue et chargée d'études et de recherche à l'Institut National de la Jeunesse et de l'Education Populaire (Injep).


-"Les métropoles barbares. Démondialiser la ville, désurbaniser la terre", Guillaume Faburel, éditions Le Passager Clandestin, 2019

-"Pour en finir avec les grandes villes. Manifeste pour une société écologique post-urbaine", Guillaume Faburel, éditions Le Passager Clandestin, 2020


-"Les filles du coin - Vivre et grandir en milieu rural", Yaëlle Amsellem-Mainguy, éditions Presse de Sciences Po, 2021


Jeudi 29 septembre 2022, jeu de paume, 18h : Anselm Jappe

Nous recevons à nouveau Anselm Jappe, philosophe et théoricien de "la nouvelle critique de la valeur" (la Wertkritik de Robert Kurtz) qui poursuit sa critique radicale et fondamentale  du capitalisme avec deux nouveaux livres parus ces deux dernières années.

Avec "Sous le soleil noir du capital", il examine toujours avec acuité des thèmes apparemment disparates mais qui relèvent d'une même critique radicale du capital : la littérature, le mythe du bandit, la simplicité volontaire, le culte de Sade, les musées et l'art contemporain, l'architecture, l'anticapitalisme tronqué, le romantisme révolutionnaire et l'importance de William Morris.

Son livre sur le béton (armé !, ndlr) est tout à fait explicite et pertinent dans l'articulation et la construction d'une critique du capitalisme "car ce matériau, précise Jappe, typique de la modernité, est l’expression de sa logique profonde : on le croit éternel, mais son obsolescence est rapide – souvent après le remboursement de l’emprunt pour construire l’habitation, d’ailleurs – et il est l’exemple du cycle accéléré de production, de consommation et d’échange de notre système économique. Il y a donc une sorte d’isomorphisme entre le béton et la culture industrielle et capitaliste". Il ajoute que son intention dans cet ouvrage "est d’aller au-delà et de pointer la façon dont le béton a contribué à détruire la richesse millénaire des architectures traditionnelles et à appauvrir le monde en le rendant uniforme et monotone.", entretien accordé à Marianne le 02.01.2021.


-"Béton-Arme de construction massive du captitalisme", éditions L’Échappée, 2020

-"Sous le soleil noir du capital-Chroniques d'une ère de ténèbres", éditions Crise & Critique, 2021

Jeudi 22 septembre 2022, librairie, 18h00 : Nasrin Nabiyar

Nasrine Nabiyar est présidente de l'association "Malalay Afghanistan" dont elle présentera les actions, et évoquera la situation politique et économique du pays. L'objectif de l'association créée en 1998 est d'abord l'éducation et la formation des femmes et des filles en Afghanistan. 

L'ancienne enseignante, qu'est également Nasrine Nabiyar, avait fondée en 2002/2003, par le biais de "Malalay Afghanistan" et avec le soutien de l'ambassade de France, une école, puis un lycée pour les filles...


- À écouter sur SoundCloud : entretien avec Nasrin Nabiyar

Jeudi 15 septembre 2022, librairie, 18h30 : Martin Danes 

L'écrivain tchèque devenu rennais, revient sur le parcours de son illustre prédécesseur, Milan Kundera, qu'il imagine se promener une dernière fois à Paris en compagnie d'un ami tchèque, exilé de longue date comme lui et obligé par l'âge à retourner vivre à Prague, chez sa fille. Leurs dernières conversations évoquent les petits riens du quotidien, les bouleversements intervenus dans les pays de l'Est, leur exil, leur double culture, et interrogent la faiblesse des hommes...


-"Silence de vieux hiboux", éditions Douro, sept. 2022


La minuscule galerie est heureuse de vous présenter :


"Double étoffe, orange et bleu"
de
Jennifer Hugot


du 2 juillet au 2 septembre


la minuscule galerie chez Planète Io
7, rue Saint Louis à Rennes
06.11.16.75.25

laminuscule.blogspot.fr

Jeudi 30 juin 2022, Jeu de Paume (en face de la librairie), 17h00 : Jacques Rancière

La librairie invite à nouveau le philosophe Jacques Rancière, nous discuterons de son dernier livre, de sa pensée et peut-être bien aussi de Pedro Costa 😉
À propos des "trente inglorieuses" visitez le site des éditions La Fabrique avec des entretiens écrits, audios et vidéos :
 
 
-"Les Trente inglorieuses-Scènes politiques", éditions La Fabrique, 2022.


la minuscule galerie et Spéléographies ont le plaisir de vous présenter


La miniature volée
de
Matthias Picard


Du 31 mai au 26 juin
Vernissage mercredi 1er juin à 20h

Cette exposition a lieu dans le cadre de Spéléographies, biennale des écritures.
 

Jeudi 23 juin 2022, Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h00 : Louisa Yousfi

Venez rencontrer et discuter avec Louisa Yousfi de son essai qui sonne comme une punchline !

Kateb Yacine ouvre le livre avec ces mots : "Je sens que j’ai tellement de choses à dire qu’il vaut mieux que je ne sois pas trop cultivé. Il faut que je garde une espèce de barbarie. Il faut que je reste barbare." 

Louisa Yousfi ajoute que "le sauvage précède la civilisation, tandis que le barbare vient du futur, il ne cesse d’arriver. Il est autant menace qu’espoir pour la civilisation dont il est en même temps le produit et une émanation lointaine de ses confins. Cela est lié à la condition postcoloniale, où le barbare parle la langue de l’Empire et maîtrise ses codes."


-"Rester barbare", éditions La Fabrique, 2022

Vendredi 17 juin 2022, Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Daisy Letourneur

"Même l’homme le plus déconstruit du monde va continuer à profiter, même passivement, du patriarcat", dixit Daisy. On repense aux "pas nous, pas nous"..

Journaliste et militante, Daisy Letourneur propose un nouveau regard sur les masculinités. On entend souvent parler d'hommes, d'individus mais très peu des hommes en tant que classe dans un ensemble. Parce qu'en partant d'un regard féministe, on s'aperçoit que ce que l'on pensait comme une “nature masculine” n'est que mensonges. Daisy Letourneur utilise statistiques, dessins, et punchlines pour décortiquer les assertions et les préjugés qui ont longtemps été assimilé au sein de notre culture occidentale sur ce qui fait un “être homme”.


-"On ne naît pas mec - Petit traité féministe sur les masculinités", éditions Zones, 2022

Vendredi 10 juin 2022, cour intérieure de la librairie, 18h00 : Yves Drillet

Le photographe de portraits rennais Yves Drillet présente et discute de son livre "Garçon de café", un livre de photographies qui montre des jeunes gens dans leurs uniformes d'emplois précaires. Il y est question de la manière dont ils parviennent à faire face, malgré un travail éloigné de leurs aspirations. Faire face c’est chercher sa voie hors de l’institution du travail. C’est être dans une résistance, certes passive mais qui ne demande qu’à éclore. Ce travail pose plus largement la question de la précarité au travail, de la perte de sens et de l’émancipation.

Les photos de portraits sont accompagnées d'un texte de non fiction, "La peau et l’uniforme". Ce texte raconte une journée dans la peau de plusieurs jeunes exerçant des petits boulots, l’action se passe à Rennes, un samedi pluvieux. Il s’appuie sur une matière documentaire: une trentaine d’entretiens avec ces jeunes.

La rencontre sera l'occasion de discuter des emplois de services, ou des "petits boulots" et de voir les tirages originaux ;)


-"Garçon de café", éditions Nouveau Palais, 2020

 

Jeudi 09 juin 2022, cour intérieure de la librairie, 18h00 : éditions Terrasses

Discutons des ouvrages, des orientations politiques ou littéraires de cette maison d'éditions jeune, engagée et enthousiaste :

“Terrasses, ça commence en 2020 avec la publication de "Juste au-dessus du silence", un recueil de poésie de la militante anticolonialiste algérienne Anna Gréki, bouquin s’inscrivant dans le cadre d’un cycle d’éditions consacré à l’Algérie, cycle qui donnera également naissance à des ouvrages de Jean Pélégri et de Jean Sénac. Trois livres écrits par des figures cruciales mais oubliée de l’Histoire officielle, avec ses héros et ses farces, l’Histoire en sac-poubelle. La route continue avec la publication de livres fabriqués en ateliers d’écriture. En 2021, ce sont trois livres issus de ces ateliers qui enrichissent la collection : Fragments, de Fatou S., "Le monde est un couteau", de L. Juniper, et "28 jours", de L. Bigòrra, livre qui a obtenu le prix du roman gay 2021. Des livres aux langages obliques, déstabilisants, gueulards, et qui n’ont pas peur de trahir les attentes littéraires. Des livres qui disent avec les mots qu’ils peuvent la réalité existentielle de leurs auteurEs et du monde qu’iels peuplent.

Entre ces deux cycles, d’autres livres importants sont édités : la poésie punk-pédé-pauvre des barrios de Buenos-Aires de Ioshua avec "Los Putos", les "Ecrits Politiques" par Dhoruba Bin Wahad, militant pan-africaniste noir incarcéré dix-sept ans aux Etats-Unis et témoin-pivot de notre temps d'Assata Shakur (la tante de Tupac ;) à Georges Floyd, et enfin "Le Capitalisme c’est la guerre" de Nils Anderson, une reprise de l’historiographie des guerres récentes qui ont trouées la planète dans une indifférence très organisée.” (texte de la librairie Michèle Firk, merci à elleux)

Jeudi 02 juin 2022, cour intérieure de la librairie, 18h00 : Christine Lapostolle 


Une narratrice décrit ce qu’elle voit depuis une fenêtre de son appartement. Elle habite à Brest. La fenêtre donne sur la rue, la gare, le port industriel, la mer, la presqu’île d’en face. Elle regarde et observe: le ciel, les vents, les pluies, l’océan, le rayon de soleil qui brusquement fait chatoyer cette toute petite fraction du monde, du vaste monde où s’entrecroisent, se mêlent, se heurtent, s’ignorent, se rencontrent les flux de nos vies. Le texte suit le fil des jours et des saisons et peu à peu, indirectement, à travers ce qu’elle voit et décrit, la spectatrice se raconte. Livre singulier et miraculeux car il suffit de regarder et de dire ce que l’on a vu pour que le monde se déploie et avec lui le « je » qui nous y donne accès.


Son site : https://www.descriptions.fr/

 

-"Temps permettant", éditions MF, 2022

 


Samedi 21 mai 2022, cour de la librairie, à partir de 13h : charivari de printemps avec kev la Raj, Raphaël Reuche & co


Charivari de printemps avec kev la Raj, Raphaël Reuche & co, en partenariat avec le FiEstival maelstrÖm Reevolution de Bruxelles, dans le cadre de "Tu casa es mi casa - Arborescence du fiEstival 16" :


-13h : atelier d'écriture animé par Kev La Raj sur inscription,

-15h : spectacle de Raphaël Reuche, "La Vie Trépidante des Illustres Anonymes", tout public de 7 à 107 ans,

-16h : scène ouverte Charivariesque,


On se met bien quand même  !!

Samedi 14 mai 2022, cour intérieure de la librairie, 17h00 : Adeline Miermont-Giustinati

Nous poursuivons notre rencontre avec les instigatrices de la revue "Carabosse" et singulièrement l'une d'elles, Adeline Miermont-Giustinati, qui se propose de lire sa poésie sur des créations sonores de David Couturier.
Elle dit :

 

"Tout a commencé par une fissure, une faille, un néant. Quelque chose s'est effondré. Un vide s'est créé. Un blanc. Une nuit noire. Un lieu clos. Infini. On s'est engouffrés. On s'est lovés. On a traversé la béance. On s'est transformés, créés, recréés. On s'est cassés, retrouvés, reconnus. Nous sommes nés. Nous sommes passés. Lui, moi, les mots, le monde. 

par à-coups le corps par à-coups le corps a éclos des fêlures par à-coups le corps de deux corps a éclos 

à coups de coutures découpées
à coups de découpes dans le corps à coups de souffle trempé
à coups de falaises écroulées un corps dans un corps 

éclosion de deux corps coup d'éclat !" 


-"Sumballein", éditions Phloeme, 2021


Jeudi 12 mai 2022, librairie, 18h00 : revue Carabosse


Discussions et lectures avec les fondatrices de "Carabosse", Elisa Darnal et Adeline Miermont-Giustinati, une revue à sensibilité poétique et féministe !

Elles disent :

"Vous trouverez dans notre revue, non seulement des plumes singulières, mais aussi, des notes de lecture, des interviews d’écrivaines, des papiers sur l’actualité culturelle et politique. Le numéro 1 de la revue se proposera d’explorer les territoires d’un corps féminin qui s’émancipe. Le chemin à parcourir est encore long. Nous trébuchons souvent, nous relevons ragaillardies et plus riches de nos petites défaites. Nous appréhendons un corps qui s’affranchit des normes, se réinvente. Notre désir se libère. Il s’impose avec une audace inédite sur la scène poétique.

Nous ne ferons que poser quelques jalons dans le foisonnement d’une langue poétique qui se redéfinit sans cesse et cherche à redessiner les contours du sujet-cops, chair féminine éprise, mais refusant de se laisser accaparer au détriment de son désir propre."

Jeudi 28 avril 2022, jeu de paume (en face de la librairie), 18h : Guillaume Faburel

Rencontre et discussions avec Guillaume Fabulel à propos de son "livre-manifeste" dans lequel il dresse un plaidoyer en faveur de la construction, dès aujourd’hui, d’une société écologique hors des grandes villes, seul futur viable pour l’humanité et la planète :

« Partout, pouvoirs économiques et politiques font front commun. Non pas pour retisser des liens respectueux avec la Terre face à une crise écologique sans précédent. Non pas pour lutter contre des injustices sociales et les inégalités territoriales déjà béantes. Non pas pour défendre les régimes démocratiques face à la multitude de dérives autoritaires qui les fragilisent. Non, leur communion porte sur un point et un seul : poursuivre sans relâche la métropolisation du monde. »

- "Pour en finir avec les grandes villes", éditions Le Passager Clandestin, 2020.

Vendredi  22 avril 2022, librairie, 18h : Christophe David, cotraducteur de Günther Anders

Roman commencé au début des années 1930, terminé en exil et livré à la publication par Anders juste avant sa mort, en 1992, "La Catacombe de Molussie" pourrait être qualifié de mémoires d’outre-tombe. De quoi ce roman garde-t-il la mémoire ? De l’histoire tourmentée de l’Allemagne des années 1930 et 1940, de ce laboratoire du pire de la politique qu’elle est devenue alors. Pourquoi traduire ce roman aujourd’hui, dans les années 2020 ? La vie politique d’aujourd’hui et celle de l’hier dont parle Anders ont ceci en commun que ce qu’est devenu la gauche traverse une profonde crise d’identité tandis que ce qu’est devenu la droite prospère dans des versions extrêmes. À défaut d’expliquer comment paraître sur cette scène qu’est la vie politique et quel rôle y jouer — ça, c’est à nous de le trouver —, ce roman invite à jeter sur notre monde un regard lucide qui peut servir de boussole.

« Quand on les qualifie obséquieusement de “peuples” [...], rares sont bien sûr les populations qui sont mieux protégées contre le mensonge que les Allemands l’étaient en 1933 » (Günther Anders)

- "La Catacombe de Molussie", Günther Anders, cotraduit de l’allemand et préfacé
par Annika Ellenberger, Perrine Wilhelm et Christophe David, éditions L'échappée, 2021.

Lundi 11 avril 2022, jeu de paume (en face de la librairie), 18h : Florent Gabarron-Garcia

Florent Gabarron-Garcia vient présenter et discuter de son histoire alternative de la psychanalyse.  
L'auteur décrit, sous l'angle des luttes sociales, l'enthousiasme de S. Freud pour la révolution de 1917, les expériences de V. Schmidt dans la Russie communiste, l'engagement féministe et marxiste de M. Langer ou encore l'histoire de W. Reich, qui milite dans les années 1930 en Allemagne pour une psychanalyse engagée.

- "Histoire populaire de la psychanalyse", Florent Gabarron-Garcia, éditions la fabrique, 2021

Jeudi 07 avril 2022, librairie, 19h30 : Anne-Claire Ronsin, traductrice

Anne-Claire Ronsin a traduit le premier roman de l'auteure brésilienne Aline Bei et vient nous en parler.
Aline Bei choisit une prose poétique pleine de non-dits pour raconter l’histoire d’une femme dont la vie est jalonnée par les pertes, à l’image d’un canari terrifié de tenir dans une main.
Paru aux éditions Aldeia – une toute nouvelle et dynamique maison d'édition nantaise –, ce roman à l'écriture ciselée dévoile la résilience de cette femme face à l'engrenage de la violence.
Aline Bei est ainsi devenue l'une des écrivaines les plus inventives de la littérature brésilienne contemporaine.
Lors de cette rencontre, vous découvrirez le parcours d'Aline Bei et son travail littéraire.
A travers des lectures en français et en portugais, les enjeux de la traduction de ce texte original et poétique seront au cœur de cet échange.
Il s'agira aussi de parler des violences faites aux femmes dans la fiction, de découvrir les choix très originaux qu'Aline Bei a fait pour aborder ce sujet difficile. Quel rôle les écrivaines donnent-elles au corps féminin dans leurs textes, entre métamorphose et assujettissement au désir masculin ?
 
- "Le poids de cet oiseau-là", Aline Bei, éditions Aldeia, 2021