Jeudi 15 octobre 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie) : Elsa Marcel 

Elsa Marcel est avocate au barreau de Seine-Saint-Denis et militante au sein de Révolution permanente.


> Présentation vidéo par l'auteurE.


>> Lire un extrait.


-"État de droit, ordre bourgeois - Renouer avec la défense politique", de Elsa Marcel, éditions La Fabrique, 2026.

Vendredi 9 octobre 2026, cour intérieure de la libraire, 18h : Emile Sylvain

Emile Sylvain est poète et performer, il vient présenter son livre, en lire quelques extraits et en discuter:))

Balades de faune est l'histoire d'un vagabond, errant sans s’arrêter, dans une quête perpétuelle vers l'extase. Il récolte des images, comme des graines, qu’il sèmera un jour pour faire germer des mots.
Il a la tête dans les nuages, les pieds dans la boue, des papillons dans le ventre et son œil, à travers un vitrail, regarde : son âme, prisonnière d’un train – sans destination ; ses pensées, perdues dans un orage – sans accalmie ; son coeur, dans une foret, qui murmure : « Que suis-je ? Suis-je un pinson ? », et dans un rêve, sa bouche qui crie : « AAAAAAAAAH ! ».


>> Son site.


-"Balades de faune", autoédition, 2026.


Jeudi 8 octobre 2026, salle Pélican du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h15 : Irénée Régnauld

Irénée Régnauld est essayiste, sociologue et doctorant à l'EHESS et à l'INSA Rennes. Spécialiste des implications sociales du numérique, il tient depuis 2014 le blog « Mais où va le web ? » et a cofondé en 2017 l'association Le Mouton Numérique.


>> Lire un extrait.


-"La sommation technologique", de Irénée Régnauld, éditions La Fabrique, 2026.

-"Une histoire de la conquête spatiale-Des fusées nazies aux astrocapitalistes du New Space", d’Irénée Régnauld et Arnaud Saint-Martin, éditions La Fabrique, 2024.


 

Vendredi 02 octobre 2026, librairie, 18h : Juliette Bessou


Nous recevons  l'auteurE et metteuse en scène Juliette Bessou qui lira et discutera de sa nouvelle pièce de théâtre.

La conjonction dans une petite ville américaine de l'arrivée d'insectes envahissants et du lancement d'un nouvel algorithme de trading haute fréquence par une entreprise locale va modifier profondément les destins de trois femmes.

La dramaturge va entrecroiser ces trois voix en trois récits  distincts qui interrogent sur le travail, la carrière  et l'ambition. 


-"I Plateforme", de Juliette Bessou, éditions de l'harmattan, 2026.



 

Vendredi 18 septembre 2026, librairie, 18h : Denis Heudré


Nous poursuivons la mise en lumière de livres récents sur l'histoire des luttes  politiques et des mouvements ouvriers.
Ainsi, nous recevons Denis Heudré qui vient discuter et présenter la vie mouvementées de René Lefeuvre (1902-1988).
Enfant du pays gallo, homosexuel, ouvrier puis correcteur d’imprimerie,  soutien de la révolution russe, il sera également le fondateur en 1936 des éditions Spartacus, actives jusqu'en 2022 dans la publication de textes anti-autoritaires et anti-léninistes...
Denis Heudré vit en Bretagne écrit de la poésie et des récits historiques ancrés dans l'histoire ouvrière.

>> Le site de Denis Heudré.

-"La véritable histoire d'un petit gars monté à Paris pour faire la révolution - René Lefeuvre dans les combats du 20e siècle", de  Denis Heudré, éditions Syllepse, 2026.

 

 


Jeudi 18 juin 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Fabrice Flipo

Devant les incessantes conquêtes néolibérales de nouveaux marchés dont l'ia serait le parangon actuel, et les destructions systématique du "vivant" et des vivantEs qui s'ensuivent, il nous semble toujours évident de défendre le concept de "décroissance".

Pour autant, les tendances réactionnaires actives au sein de l'écologie politique se doivent d'être clairement identifiés afin d'être mieux dépassées.

C'est pourquoi nous invitons le philosophe Fabrice Flipo à venir expliciter et clarifier la pensée de Bruno Latour si prégnante dans les milieux écologistes, mais également à discuter de l'actualité de "l'écologisme".  


> La revue Bifurcation auquelle Fabrice Flipo participe.


>> Débat plutôt pertinent avec Fabrice Flipo autour de Bruno Latour.


-"Les écologistes sans la nature ? - Le faux ami Bruno Latour", de Fabrice Flipo, éditions Textuel , 2025.

-"Faut-il avoir peur de l’écofascisme ?, ", de Fabrice Flipo, éditions du croquant, 2026.


Vendredi 05 juin 2026, cour intérieure de la librairie, 18h30 : Darya Daryaee, Pierre Arnaud Lime et Omid Nik Bin



Jeudi 04 juin 2026, cour intérieure de la librairie, 18h : Sarah Lebrati et Caroline Doucet



 

Samedi 30 mai 2026, cour de la librairie, à partir de 16h : Kev la Raj et Nina Helleboid  

En deux temps et plutôt du mouvement, cette rencontre se déroule autour de deux personnalités pour le moins captivantes. 
Nina Helleboid est réalisatrice de podcast, animatrice d'atelier d'écriture sonore et collectrice d'intimeS comme elle se nomme joliment. 
Kev la Raj, quant à lui, cumule, à la fois éditeur, slameur et thérapoète, néologisme biface d'Antonio bertoli qui lui sied bien, quelque part entre la podothérapie et la poésie.
De 16h à 17h30, ces deux-là nous proposent de participer à un atelier d'écriture et d'enregistrement sonore.
À partir de 18h, Nina et Kev présenteront chacun leur dernière parution. Également cofondateur des éditions Porte 7, nous discuterons aussi avec Kev La Raj de son activité d'éditeur, de ses attentes et des difficultés du secteur.

> Le site de Nina Helleboid.

>> Tout savoir de Kev La Raj.

>>> Les éditions Porte 7.

-"Micro, Valise et Poésie", de Kev la Raj, éditions Les Souffleurs de vers, 2026.
-"Au bord du poème", de Kev la Raj, éditions Maelstrom, 2026.
-"Ce que l'obscurité a laissé de lumière", Nina Helleboid, éditions Porte 7, 2026.

Vendredi 22 mai 2026, cour intérieure, 18h : Salem 

Dans un monde dystopique l'auteurice Salem nous livre un premier récit en forme de charge émouvante contre tous les fascismes, et comment nous pourrions les contrer, grâce à l'amour notamment. Evidemment, nous vient Bell Hook à l'esprit..

-"Au pire je t'aime", éditions Salem Kolodziejczyk, 2026.

Jeudi 21 mai 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : 3ème rencontre du Mouvement Post-Urbain

Le Mouvement Post-Urbain et la librairie planète io vous propose de continuer les échanges autour des rapports entre monde urbain et monde rural.

Rappel des intentions des temps 1 et 2, et présentation du temps 3 :


X- Temps 1 : Le retour du refoulé, le choix des mots

Le lexique utilisé par les institutions pou
r désigner "la campagne" traduit bien une forme de déconsidération et d'invisibilisation culturelle des campagnes par les villes.
De la diagonale du vide au périurbain des villes moyennes, des chasseurs aux industriels de l’agro-alimentaire, des ploucs aux beaufs, des gueux aux culs-terreux, du ZAN aux ZFE… les mots utilisés par les institutions traduisent bien des volontés de disqualifier, déconsidérer, invisibiliser  les campagnes.
En retour, nous nous attacherons à mettre en lumière et en débat les regards apposé sur les ruralités afin de faire valoir les lexiques et bréviaires des concernés eux-mêmes, comment ils se disent, se perçoivent, s'imaginent et vivent leur place dans le monde.

IntervenantEs : Noëmie Chaillan (masterante en études urbaines, membre du Mouvement Post-Urbain) et Guillaume Faburel (géographe, membre du Mouvement Post-Urbain)

-"Indécence urbaine - Pour un nouveau pacte avec le vivant", de Guillaume Faburel, éditions Flammarion, 2023.
-"Pour en finir avec les grandes villes - Manifestations pour  une société écologique post-urbaine", de Guillaume Faburel, éditions Le Passager Clandestin, 2020.
-"Les métropoles barbares - Démondialiser la ville", de Guillaume Faburel, éditions Le Passager Clandestin,  2018.

-Le Mouvement Post-Urbain se consacre à celleux qui, depuis les ruralités, expérimentent, pensent ou accompagnent d’autres manières d’habiter !


X- Temps 2 : L’écologie des champs, subsistance, limites et autonomie comme réponses des ruralités aux grands enjeux écologiques

Les représentations misérabilistes des mondes ruraux taisent et occultent la diversité des formes de vie et d'ancrages dans les ruralités. Pourtant, ces réalités négligées se construisent sur des singularités, notamment le choix ou la nécessité de l'auto-subsistance matérielle et précisément alimentaire. 
Une autonomie motivée par des raisons économiques et écologiques. 
Il s’agira cette fois-ci d’entrevoir ce que les ruralités et leurs communautés ouvrent de potentialités. 
Et si la subalternisation devenait le ferment de solutions profitables à toute la société dans un contexte de réchauffement extrême (lorsqu’il fera 50 °C, où écologies populaires rurales et urbaines pourraient enfin s’unir ?

IntervenantEs : Noëmie Chaillan, Guillaume Faburel et Fanny Hugues (sociologue)

-"Introduction à la sociologie de l'environnement", de Maud Hetzel et Fanny Hugues, éditons Armand Colin, 2025.


X- Temps 3 : Une prospérité joyeuse de l’autonomie, s’installer dans les ruralités selon d’autres formes d’habiter écologiques

De plus en plus nombreuses sont les installations dans les campagnes, motivées par des désirs de ralentissement et d’épanouissement hors des grandes densités. Parmi ces motivations, certaines tiennent à l’espoir d’embrasser d’autres formes de vie, écologiques et collectives, dans les ruralités, notamment par l’autonomie et/ou l’autosubsistance. 
Habiter autrement la terre, coopérer avec d’autres savoir-faire et s'autogérer de manière solidaire : voilà trois communs qui pourrait constituer l'ossature d'un déplacement de population. 
Cependant, bien que croissantes, ces aspirations se voient parfois, pour ne pas dire souvent, disqualifiées dans leurs desseins, accusées de fantasme ou de romantisme, de frénésie décroissante ou d’égoïsme. Pourtant, moyennant certaines vigilances et dépouillements de quelques croyances et valeurs urbaines, les ruralités offrent bien à ces désirs des possibilités de se concrétiser sans désillusion. 
Nous discuterons des conditions d’installation dans les ruralités, mais également des conditions d’existence., notamment avec la participation de membres de l'écolieu « Le Village du Bel-Air ».
Et si, loin de se réduire à une frugalité forcée, une prospérité joyeuse et autonome se dessinait ?

IntervenantEs : Noëmie Chaillan, Guillaume Faburel, Ewa Chuecos (membre du Mouvement Post-Urbain) et/ou Victor Babin (membre du Mouvement Post-Urbain), et des membrEs de l'écolieu « Le Village du Bel-Air » (Morbihan )

Mercredi 20 mai 2026, conciergerie, 18h : Jean-Paul Demoule

Rencontre et discussions avec l'archéologue, protohistorien Jean-Paul Demoule et son brillant essai sur le peuplement de la France dont voici une éclairante recension :

"Le 2 août 1914, au moment de la mobilisation générale pour ce qui serait la Première guerre mondiale de 14-18, le président de la République Raymond Poincaré déclara dans un discours adressé à toute la nation : "À cette heure, il n'y a plus de partis, il y a la France éternelle". "Gardez confiance en la France éternelle", a dit aussi le maréchal Pétain dans un message radio aux Français le 30 octobre 1940 pour annoncer qu'après son entrevue avec Hitler, il s'engageait dans la Collaboration. Et moins de quatre ans plus tard, dans son discours de l'Hôtel de Ville, le Général de Gaulle déclarait que Paris avait été libéré "avec l'appui et le concours de la France tout entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle". 
En réalité, explique JeanPaul Demoule avec brio, il n'existe pas d'identité et de racines nationales immuables. Son livre reprend toute l'histoire mouvementée du peuplement des régions qui forment aujourd'hui la France à partir de l’arrivée des premiers humains, il y a un peu plus d’un million d’années.
Du temps des premiers chasseurs-cueilleurs sapiens européens venus d’Afrique, « grand-remplacés » au néolithique par des agriculteurs venus du Proche-Orient, jusqu'à l'arrivée de populations après les décolonisations de la seconde moitié du XXe siècle, en passant par l'époque des Gaulois, celle des Francs et bien d'autres, l'exposé de Jean-Paul Demoule présente un tableau des évolutions incessantes qui ont abouti, il y a deux siècles et demi tout au plus, à une France telle que nous la concevons aujourd'hui. A la lumière de cette fresque époustouflante de savoir et d'intelligence, chacun peut s’interroger sur la façon dont elle ou il se sent françaisE" (Julien Théry, lemediatv, déc.2025)

> Lire un extrait.

>> Voir un entretien vidéo sur la chaîne de l'étincelle média.

-"La France éternelle, une enquête archéologique", de Jean-Paul Demoule, éditions La Fabrique , 2025.
 

-"La France éternelle, une enquête archéologique", de Jean-Paul Demoule, éditions La Fabrique , 2025.

Vendredi 17 avril 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Hugo Melchior 


Nous recevons  le chercheur indépendant en histoire contemporaine Hugo Melchior  qui vient discuter de son dernier livre retraçant la grève majoritairement  féminine du centre commercial Mammouth à Rennes en 1975 : 


« Les caddies de la colère redonnent visibilité à une grève des employés de l’hypermarché Mammouth qui a marqué la vie sociale rennaise en 1975. La force de ce livre tient au bel alliage qu’Hugo Melchior a su produire entre consultation intense d’archives (personnelles, syndicales, administratives), et collecte de témoignages et souvenirs par les acteurs. Ce livre s’inscrit dans un mouvement plus large de retour sur la conflictualité des «années 68» qui, depuis une vingtaine d’années, secoue la mythologie paresseuse et réactionnaire qui réduisait Mai 68 et les années qui le suivirent à des mobilisations étudiantes, ou à un gauchisme rétréci. »

 (Postface, Érik neveu)


La rencontre s'ouvrira avec la diffusion d'un documentaire de l'époque d'environ 30mn.


-"Les caddies de la colère", de Hugo Melchior, édition Goater, 2026.


Vendredi 10 avril 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Elsa Deck Marsault 


"Elsa Deck Marsault retrace la généalogie d’un féminisme toujours plus punitif et carcéral (...) Depuis MeToo, l’« éveil » des consciences tant célébré a également masqué une individualisation et une dépolitisation croissantes de la violence. S’appuyant sur son expérience de la justice transformatrice, Elsa Deck Marsault propose une autre voie : celle qui conçoit la violence et la réparation comme des processus collectifs, résistant à la domestication de la lutte féministe.

Ce livre appelle à une réappropriation douloureuse mais vitale de l’ambivalence et du conflit – matières premières de toute relation, qu’elle soit intime ou collective." (4ème de couv.)


> Lire un extrait.


>> Entretien vidéo sur la chaîne de Nonor & Donmax.



-"La violence en spectacle - Féminisme, État punitif et figure de la victime", de Elsa Deck Marsault éditions La Fabrique, 2026.


Mercredi 08 avril 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Jérôme Baschet et Laurent Jeanpierre


À quoi pourrait ressembler une planète débarrassée du capitalisme ? C’est à cet exercice de pensée pertienent que se sont livrés les 76 contributeurs de Mondes post-capitalistes sous la direction de l’historien Jérôme Baschet et du professeur de science politique Laurent Jeanpierre.

> Lire un extrait.


-"Mondes postcapitalistes", de Jérôme Baschet et Laurent Jeanpierre, éditions La Découverte, 2026.


 


Vendredi 27 mars 2026, librairie, 18h : Nathalie M'Dela-Mounier et François Lepage


Le photographe François Lepage accompagnera, avec ses photos de jardins, les textes lus par l’auteur·e, dont ceux de son dernier livre :


« Entre la France, le Maroc et d’autres ailleurs (…), puissante ode à l’amour et aux jardins, à tous les jardins, autant aux lieux naturels, extérieurs et mouvants qu’à ces indéfectibles extensions de nous-mêmes. »


> Le site de François Lepage.


-"Un jardin sous les paupières", de Nathalie M'Dela-Mounier, éditions les Impliqués, 2025.

-"Détonnants voyageurs : Marrakech par un joli temps de chien", de Nathalie M'Dela-Mounier, éditions Sarrazines & Co Jeunesse, 2024.

Vendredi 20 mars 2026, ? pas encore défini ?, 18h : Louisa Yousfi

« Une famille de l’immigration algérienne part enterrer le père au pays. Au cours de ce voyage, perturbé par des apparitions, quelque chose se décante : le secret des peuples que l’exil échoue à faire oublier.

La grande méthode explore la couture délicate entre le monde visible et les mondes invisibles qui persévèrent dans l’ombre et habitent encore les esprits « occidentés ». (4ème de couv.)


> Lire un extrait.


>> Voir une vidéo de l'auteurE.



-"La grande méthode", de Louisa Yousfi, éditions La Fabrique, 2026.

Samedi 14 et dimanche 15 mars 2026, Cadets de Bretagne : 18e édition du Festival Rue des livres

Salon du livre, rencontres avec des auteur.ices et illustrateur.ices, animations, lectures, spectacles, expositions... Gratuit et ouvert à toutes et tous ! Nous y serons avec des livres, Maëlle de Coux et d'autreS à venir..


Vendredi 13 mars 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Fanny Michaëlis et Ludovic Debeurme


> Itw de Fanny Michaëlis.



-"Et c'est ainsi que je suis née", de Fanny Michaëlis, éditions Casterman, 2025.

Mercredi 11 mars 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Isabelle Guérin

On se souvient des banquiers faisant la promotion à tout-va du microcrédit, présenté comme un moyen de redonner espoir et dignité aux femmes et aux hommes pauvres, tout en ouvrant de nouveaux espaces jusque-là vierges d’endettement.

Négocier, rembourser, anticiper, se priver sont le lot, aujourd’hui, des femmes du Sud global, chargées d’assurer la survie familiale en contractant des dettes.

La socio-économiste Isabelle Guérin, attachée à décrire la financiarisation du monde et les inégalités qui en découlent, expose pertinemment les rouages de cet endettement porté principalement par les femmes.

Entre récits et analyses économiques, Isabelle Guérin dévoile avec finesse le rôle central, et pourtant invisibilisé, des femmes dans « l’économie de la dette ».

Une contribution importante pour comprendre les liens entre genre, dette et capitalisme contemporain.


> Lire un extrait.


-"La femme endettée - à l'ombre de la finance mondialisée", de Isabelle Guérin, éditions la découverte, 2026.

 

Samedi 07 mars 2026, librairie, 15h : lectures entre lecteurEs

 

Jeudi 05 mars 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Clélia Gasquet-Blanchard

« Faire naître est une chose commune », conclut fort justement l’ouvrage de Clélia Gasquet-Blanchard, qui interroge les tensions et les contradictions à l’œuvre dans la maternité.
La géographe et maîtresse de conférences à l’EHESP montre bien que la mainmise du corps médical sur la naissance, via son excessive médicalisation, participe au démantèlement du service public gratuit de la maternité au profit d’une marchandisation de l’accouchement :

« Si la tendance du capitalisme sanitaire à balayer l’entraide dans nos institutions de santé est puissante, les liens qui fondent l’essence du soin seront toujours nécessaires. »

Il s’agit bien de faire politique « dans les salles d’accouchement comme hors des murs de l’hôpital, afin que la naissance devienne un espace d’autonomie, de savoir partagé et de véritable justice reproductive. » (4ème de couv.)
 
> Voir une vidéo de l'auteurE.
>> Lire un extrait.

-"Faire naître - Ce que le capitalisme fait à la maternité", de Clélia Gasquet-Blanchard, éditions La Fabrique, 2026.

Jeudi 12 février 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Laurent Lévy

Laurent Lévy présente son dernier livre qui relate l'imbroglio politico- artistique dû a la confection d'un portrait de Staline, en hommage au "petit père des peuples". En fin connaisseur du parti communiste français, il dénoue les fils et les ressorts d'un enchevêtrement de situations parfois cocasses. On y croise les ténors du parti de l'époque et bien sûr Aragon, Picasso..

 

"Ce fut surtout un débat qui, jusque-là, ne se devinait qu’à des réticences et des silences, comme l’a dit Philippe Dagen dans L’Art français, le XXè siècle (Flammarion, 1998) ; un débat qui allait ainsi susciter la colère des militants, qui ne reconnaissaient pas leur guide : « Ce portrait ne ressemble en rien à notre grand camarade Staline, au guide aimé des travailleurs du monde » diront-ils en chœur. L’Humanité du 18 mars avait alors publié un blâme contre le peintre Picasso et contre l’écrivain Aragon, directeur des Lettres françaises." (Didier Pinaud, Diakritic, 16 01 2026)


> Voir une vidéo de l'auteur.


>> Wikipedia.


-"Un portrait de Staline - Aragon, Picasso et le parti communiste", de Laurent Lévy, éditions La Fabrique, 2026.