Jeudi 18 juin 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Fabrice Flipo
Devant les incessantes conquêtes néolibérales de nouveaux marchés dont l'ia serait le parangon actuel, et les destructions systématique du "vivant" et des vivantEs qui s'ensuivent, il nous semble toujours évident de défendre le concept de "décroissance".
Pour autant, les tendances réactionnaires actives au sein de l'écologie politique se doivent d'être clairement identifiés afin d'être mieux dépassées.
C'est pourquoi nous invitons le philosophe Fabrice Flipo à venir expliciter et clarifier la pensée de Bruno Latour si prégnante dans les milieux écologistes, mais également à discuter de l'actualité de "l'écologisme".
> La revue Bifurcation auquelle Fabrice Flipo participe.
>> Débat plutôt pertinent avec Fabrice Flipo autour de Bruno Latour.
-"Les écologistes sans la nature ? - Le faux ami Bruno Latour", de Fabrice Flipo, éditions Textuel , 2025.
-"Faut-il avoir peur de l’écofascisme ?, ", de Fabrice Flipo, éditions du croquant, 2026.
Samedi 30 mai 2026, cour de la librairie, à partir de 16h : Kev la Raj et Nina Helleboid
En deux temps et plutôt du mouvement, cette rencontre se déroule autour de deux personnalités pour le moins captivantes.
Nina Helleboid est réalisatrice de podcast, animatrice d'atelier d'écriture sonore et collectrice d'intimeS comme elle se nomme joliment.
Kev la Raj, quant à lui, cumule, à la fois éditeur, slameur et thérapoète, néologisme biface d'Antonio bertoli qui lui sied bien, quelque part entre la podothérapie et la poésie.
De 16h à 17h30, ces deux-là nous proposent de participer à un atelier d'écriture et d'enregistrement sonore.
À partir de 18h, Nina et Kev présenteront chacun leur dernière parution. Également cofondateur des éditions Porte 7, nous discuterons aussi avec Kev La Raj de son activité d'éditeur, de ses attentes et des difficultés du secteur.
> Le site de Nina Helleboid.
>> Tout savoir de Kev La Raj.
>>> Les éditions Porte 7.
-"Micro, Valise et Poésie", de Kev la Raj, éditions Les Souffleurs de vers, 2026.
-"Au bord du poème", de Kev la Raj, éditions Maelstrom, 2026.
-"Ce que l'obscurité a laissé de lumière", Nina Helleboid, éditions Porte 7, 2026.
Vendredi 22 mai 2026, cour intérieure, 18h : Salem
Dans un monde dystopique l'auteurice Salem nous livre un premier récit en forme de charge émouvante contre tous les fascismes, et comment nous pourrions les contrer, grâce à l'amour notamment. Evidemment, nous vient Bell Hook à l'esprit..
-"Au pire je t'aime", éditions Salem Kolodziejczyk, 2026.
Jeudi 21 mai 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : 3ème rencontre du Mouvement Post-Urbain
Le Mouvement Post-Urbain et la librairie planète io vous propose de continuer les échanges autour des rapports entre monde urbain et monde rural.
Rappel des intentions des temps 1 et 2, et présentation du temps 3 :
X- Temps 1 : Le retour du refoulé, le choix des mots
Le lexique utilisé par les institutions pou
r désigner "la campagne" traduit bien une forme de déconsidération et d'invisibilisation culturelle des campagnes par les villes.
De la diagonale du vide au périurbain des villes moyennes, des chasseurs aux industriels de l’agro-alimentaire, des ploucs aux beaufs, des gueux aux culs-terreux, du ZAN aux ZFE… les mots utilisés par les institutions traduisent bien des volontés de disqualifier, déconsidérer, invisibiliser les campagnes.
En retour, nous nous attacherons à mettre en lumière et en débat les regards apposé sur les ruralités afin de faire valoir les lexiques et bréviaires des concernés eux-mêmes, comment ils se disent, se perçoivent, s'imaginent et vivent leur place dans le monde.
IntervenantEs : Noëmie Chaillan (masterante en études urbaines, membre du Mouvement Post-Urbain) et Guillaume Faburel (géographe, membre du Mouvement Post-Urbain)
-"Indécence urbaine - Pour un nouveau pacte avec le vivant", de Guillaume Faburel, éditions Flammarion, 2023.
-"Pour en finir avec les grandes villes - Manifestations pour une société écologique post-urbaine", de Guillaume Faburel, éditions Le Passager Clandestin, 2020.
-"Les métropoles barbares - Démondialiser la ville", de Guillaume Faburel, éditions Le Passager Clandestin, 2018.
-Le Mouvement Post-Urbain se consacre à celleux qui, depuis les ruralités, expérimentent, pensent ou accompagnent d’autres manières d’habiter !
X- Temps 2 : L’écologie des champs, subsistance, limites et autonomie comme réponses des ruralités aux grands enjeux écologiques
Les représentations misérabilistes des mondes ruraux taisent et occultent la diversité des formes de vie et d'ancrages dans les ruralités. Pourtant, ces réalités négligées se construisent sur des singularités, notamment le choix ou la nécessité de l'auto-subsistance matérielle et précisément alimentaire.
Une autonomie motivée par des raisons économiques et écologiques.
Il s’agira cette fois-ci d’entrevoir ce que les ruralités et leurs communautés ouvrent de potentialités.
Et si la subalternisation devenait le ferment de solutions profitables à toute la société dans un contexte de réchauffement extrême (lorsqu’il fera 50 °C, où écologies populaires rurales et urbaines pourraient enfin s’unir ?
IntervenantEs : Noëmie Chaillan, Guillaume Faburel et Fanny Hugues (sociologue)
-"Introduction à la sociologie de l'environnement", de Maud Hetzel et Fanny Hugues, éditons Armand Colin, 2025.
X- Temps 3 : Une prospérité joyeuse de l’autonomie, s’installer dans les ruralités selon d’autres formes d’habiter écologiques
De plus en plus nombreuses sont les installations dans les campagnes, motivées par des désirs de ralentissement et d’épanouissement hors des grandes densités. Parmi ces motivations, certaines tiennent à l’espoir d’embrasser d’autres formes de vie, écologiques et collectives, dans les ruralités, notamment par l’autonomie et/ou l’autosubsistance.
Habiter autrement la terre, coopérer avec d’autres savoir-faire et s'autogérer de manière solidaire : voilà trois communs qui pourrait constituer l'ossature d'un déplacement de population.
Cependant, bien que croissantes, ces aspirations se voient parfois, pour ne pas dire souvent, disqualifiées dans leurs desseins, accusées de fantasme ou de romantisme, de frénésie décroissante ou d’égoïsme. Pourtant, moyennant certaines vigilances et dépouillements de quelques croyances et valeurs urbaines, les ruralités offrent bien à ces désirs des possibilités de se concrétiser sans désillusion.
Nous discuterons des conditions d’installation dans les ruralités, mais également des conditions d’existence., notamment avec la participation de membres de l'écolieu « Le Village du Bel-Air ».
Et si, loin de se réduire à une frugalité forcée, une prospérité joyeuse et autonome se dessinait ?
IntervenantEs : Noëmie Chaillan, Guillaume Faburel, Ewa Chuecos (membre du Mouvement Post-Urbain) et/ou Victor Babin (membre du Mouvement Post-Urbain), et des membrEs de l'écolieu « Le Village du Bel-Air » (Morbihan )
Mercredi 20 mai 2026, conciergerie, 18h : Jean-Paul Demoule
Rencontre et discussions avec l'archéologue, protohistorien Jean-Paul Demoule et son brillant essai sur le peuplement de la France dont voici une éclairante recension :
"Le 2 août 1914, au moment de la mobilisation générale pour ce qui serait la Première guerre mondiale de 14-18, le président de la République Raymond Poincaré déclara dans un discours adressé à toute la nation : "À cette heure, il n'y a plus de partis, il y a la France éternelle". "Gardez confiance en la France éternelle", a dit aussi le maréchal Pétain dans un message radio aux Français le 30 octobre 1940 pour annoncer qu'après son entrevue avec Hitler, il s'engageait dans la Collaboration. Et moins de quatre ans plus tard, dans son discours de l'Hôtel de Ville, le Général de Gaulle déclarait que Paris avait été libéré "avec l'appui et le concours de la France tout entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle".
En réalité, explique JeanPaul Demoule avec brio, il n'existe pas d'identité et de racines nationales immuables. Son livre reprend toute l'histoire mouvementée du peuplement des régions qui forment aujourd'hui la France à partir de l’arrivée des premiers humains, il y a un peu plus d’un million d’années.
Du temps des premiers chasseurs-cueilleurs sapiens européens venus d’Afrique, « grand-remplacés » au néolithique par des agriculteurs venus du Proche-Orient, jusqu'à l'arrivée de populations après les décolonisations de la seconde moitié du XXe siècle, en passant par l'époque des Gaulois, celle des Francs et bien d'autres, l'exposé de Jean-Paul Demoule présente un tableau des évolutions incessantes qui ont abouti, il y a deux siècles et demi tout au plus, à une France telle que nous la concevons aujourd'hui. A la lumière de cette fresque époustouflante de savoir et d'intelligence, chacun peut s’interroger sur la façon dont elle ou il se sent françaisE" (Julien Théry, lemediatv, déc.2025)
> Lire un extrait.
>> Voir un entretien vidéo sur la chaîne de l'étincelle média.
-"La France éternelle, une enquête archéologique", de Jean-Paul Demoule, éditions La Fabrique , 2025.
-"La France éternelle, une enquête archéologique", de Jean-Paul Demoule, éditions La Fabrique , 2025.
Vendredi 17 avril 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Hugo Melchior
Nous recevons le chercheur indépendant en histoire contemporaine Hugo Melchior qui vient discuter de son dernier livre retraçant la grève majoritairement féminine du centre commercial Mammouth à Rennes en 1975 :
« Les caddies de la colère redonnent visibilité à une grève des employés de l’hypermarché Mammouth qui a marqué la vie sociale rennaise en 1975. La force de ce livre tient au bel alliage qu’Hugo Melchior a su produire entre consultation intense d’archives (personnelles, syndicales, administratives), et collecte de témoignages et souvenirs par les acteurs. Ce livre s’inscrit dans un mouvement plus large de retour sur la conflictualité des «années 68» qui, depuis une vingtaine d’années, secoue la mythologie paresseuse et réactionnaire qui réduisait Mai 68 et les années qui le suivirent à des mobilisations étudiantes, ou à un gauchisme rétréci. »
(Postface, Érik neveu)
La rencontre s'ouvrira avec la diffusion d'un documentaire de l'époque d'environ 30mn.
-"Les caddies de la colère", de Hugo Melchior, édition Goater, 2026.
Vendredi 10 avril 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Elsa Deck Marsault
"Elsa Deck Marsault retrace la généalogie d’un féminisme toujours plus punitif et carcéral (...) Depuis MeToo, l’« éveil » des consciences tant célébré a également masqué une individualisation et une dépolitisation croissantes de la violence. S’appuyant sur son expérience de la justice transformatrice, Elsa Deck Marsault propose une autre voie : celle qui conçoit la violence et la réparation comme des processus collectifs, résistant à la domestication de la lutte féministe.
Ce livre appelle à une réappropriation douloureuse mais vitale de l’ambivalence et du conflit – matières premières de toute relation, qu’elle soit intime ou collective." (4ème de couv.)
>> Entretien vidéo sur la chaîne de Nonor & Donmax.
-"La violence en spectacle - Féminisme, État punitif et figure de la victime", de Elsa Deck Marsault éditions La Fabrique, 2026.
Mercredi 08 avril 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Jérôme Baschet et Laurent Jeanpierre
À quoi pourrait ressembler une planète débarrassée du capitalisme ? C’est à cet exercice de pensée pertienent que se sont livrés les 76 contributeurs de Mondes post-capitalistes sous la direction de l’historien Jérôme Baschet et du professeur de science politique Laurent Jeanpierre.
-"Mondes postcapitalistes", de Jérôme Baschet et Laurent Jeanpierre, éditions La Découverte, 2026.
Vendredi 27 mars 2026, librairie, 18h : Nathalie M'Dela-Mounier et François Lepage
Le photographe François Lepage accompagnera, avec ses photos de jardins, les textes lus par l’auteur·e, dont ceux de son dernier livre :
« Entre la France, le Maroc et d’autres ailleurs (…), puissante ode à l’amour et aux jardins, à tous les jardins, autant aux lieux naturels, extérieurs et mouvants qu’à ces indéfectibles extensions de nous-mêmes. »
-"Un jardin sous les paupières", de Nathalie M'Dela-Mounier, éditions les Impliqués, 2025.
-"Détonnants voyageurs : Marrakech par un joli temps de chien", de Nathalie M'Dela-Mounier, éditions Sarrazines & Co Jeunesse, 2024.
Vendredi 20 mars 2026, ? pas encore défini ?, 18h : Louisa Yousfi
« Une famille de l’immigration algérienne part enterrer le père au pays. Au cours de ce voyage, perturbé par des apparitions, quelque chose se décante : le secret des peuples que l’exil échoue à faire oublier.
La grande méthode explore la couture délicate entre le monde visible et les mondes invisibles qui persévèrent dans l’ombre et habitent encore les esprits « occidentés ». (4ème de couv.)
>> Voir une vidéo de l'auteurE.
-"La grande méthode", de Louisa Yousfi, éditions La Fabrique, 2026.
Samedi 14 et dimanche 15 mars 2026, Cadets de Bretagne : 18e édition du Festival Rue des livres
Salon du livre, rencontres avec des auteur.ices et illustrateur.ices, animations, lectures, spectacles, expositions... Gratuit et ouvert à toutes et tous ! Nous y serons avec des livres, Maëlle de Coux et d'autreS à venir..
Vendredi 13 mars 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Fanny Michaëlis et Ludovic Debeurme
> Itw de Fanny Michaëlis.
-"Et c'est ainsi que je suis née", de Fanny Michaëlis, éditions Casterman, 2025.
Mercredi 11 mars 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Isabelle Guérin
On se souvient des banquiers faisant la promotion à tout-va du microcrédit, présenté comme un moyen de redonner espoir et dignité aux femmes et aux hommes pauvres, tout en ouvrant de nouveaux espaces jusque-là vierges d’endettement.
Négocier, rembourser, anticiper, se priver sont le lot, aujourd’hui, des femmes du Sud global, chargées d’assurer la survie familiale en contractant des dettes.
La socio-économiste Isabelle Guérin, attachée à décrire la financiarisation du monde et les inégalités qui en découlent, expose pertinemment les rouages de cet endettement porté principalement par les femmes.
Entre récits et analyses économiques, Isabelle Guérin dévoile avec finesse le rôle central, et pourtant invisibilisé, des femmes dans « l’économie de la dette ».
Une contribution importante pour comprendre les liens entre genre, dette et capitalisme contemporain.
-"La femme endettée - à l'ombre de la finance mondialisée", de Isabelle Guérin, éditions la découverte, 2026.
Jeudi 05 mars 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Clélia Gasquet-Blanchard
« Faire naître est une chose commune », conclut fort justement l’ouvrage de Clélia Gasquet-Blanchard, qui interroge les tensions et les contradictions à l’œuvre dans la maternité.
La géographe et maîtresse de conférences à l’EHESP montre bien que la mainmise du corps médical sur la naissance, via son excessive médicalisation, participe au démantèlement du service public gratuit de la maternité au profit d’une marchandisation de l’accouchement :
« Si la tendance du capitalisme sanitaire à balayer l’entraide dans nos institutions de santé est puissante, les liens qui fondent l’essence du soin seront toujours nécessaires. »
Il s’agit bien de faire politique « dans les salles d’accouchement comme hors des murs de l’hôpital, afin que la naissance devienne un espace d’autonomie, de savoir partagé et de véritable justice reproductive. » (4ème de couv.)
> Voir une vidéo de l'auteurE.
>> Lire un extrait.
-"Faire naître - Ce que le capitalisme fait à la maternité", de Clélia Gasquet-Blanchard, éditions La Fabrique, 2026.
Jeudi 12 février 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Laurent Lévy
Laurent Lévy présente son dernier livre qui relate l'imbroglio politico- artistique dû a la confection d'un portrait de Staline, en hommage au "petit père des peuples". En fin connaisseur du parti communiste français, il dénoue les fils et les ressorts d'un enchevêtrement de situations parfois cocasses. On y croise les ténors du parti de l'époque et bien sûr Aragon, Picasso..
"Ce fut surtout un débat qui, jusque-là, ne se devinait qu’à des réticences et des silences, comme l’a dit Philippe Dagen dans L’Art français, le XXè siècle (Flammarion, 1998) ; un débat qui allait ainsi susciter la colère des militants, qui ne reconnaissaient pas leur guide : « Ce portrait ne ressemble en rien à notre grand camarade Staline, au guide aimé des travailleurs du monde » diront-ils en chœur. L’Humanité du 18 mars avait alors publié un blâme contre le peintre Picasso et contre l’écrivain Aragon, directeur des Lettres françaises." (Didier Pinaud, Diakritic, 16 01 2026)
>> Wikipedia.
-"Un portrait de Staline - Aragon, Picasso et le parti communiste", de Laurent Lévy, éditions La Fabrique, 2026.
Samedi 07 février 2026, librairie, 14h-18h : Pierre-Yves Racine
On se retrouve à l'accrochage de l'exposition des photos de Pierre-Yves Racine : "Le Trait sous la vague". PY présentera également ses livres d'images.
"Le Trait sous la vague est une itinérance sur le bord de mer. Son port d’attache est un portrait de mon oncle François, ancien marin-mécanicien et collecteur-dessinateur des formes de bateaux qui disparaissent le long des côtes. Face à la mémoire fuyante et aux manques du langage, nous partons à la recherche d’une épave qui se découvre à marée basse, objet d’étude et de glanage, devenu énigmatique et fascinant. Avec ma tante Noëlle et ma cousine Florence, nous explorons les archives de François : films, photos, écrits, dessins, maquettes et fragments de bois.
Trait vague est un musée itinérant qui retrace et prolonge ce récit, depuis l’intimité de la famille jusqu’au hasard des rencontres. Recueil d’histoires du glanage littoral, il circule le long d’un trait de côte au trajet incertain, découvert puis recouvert par l’eau. Il apparaît, disparaît, réapparaît. Chaque volume des éditions propose de s’immerger dans des images, seul ou en se les passant de main en main, en les assemblant sur une table, au mur ou sur le sable. Ensemble, les volumes de cette collection ouverte se mêlent les uns aux autres. Les images se lient en une fresque mouvante et sans fin, ou se délient comme une autre langue." (Pierre-Yves Racine)
Vendredi 23 janvier 2026, Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Mathieu Rigouste
On connait bien maintenant, Mathieu Rigouste, le chercheur pointu et le militant tenace qui a su mettre en lumière précisément les outils intellectuels et physiques des doctrines de la contre-insurrection à l'oeuvre depuis plus d'un siècle dans les ex-colonies jusqu'au quartiers populaires d'aujourd'hui, mais également présentes lors des récents mouvements sociaux en France notamment (gj, retraites..).
Avec ce livre, fruit (parmi d'autres) de 20 ans de travail, il nous propose une "indispensable cartographie de la contre-révolution contemporaine et documente son rôle dans la formation des prisons, des polices et des complexes militaro-industriels. Il en dévoile aussi les failles, quand ses fantasmes de toute-puissance se heurtent au réel des luttes qui lui résistent." (4ème de couv., éditions la fabrique)
> Voir une vidéo de l'auteur.
>> Lire un extrait.
-"La guerre globale contre les peuples - Mécanique impériale de l'ordre sécuritaire", de Mathieu Rigouste, éditions la fabrique, 2025.
Jeudi 15 janvier 2026, librairie, 18h : Joseph Le Corre et Didier Blain
Depuis 2014, plantée au milieu de l'adriatique, l'unique librairie de l'archipel de Korčula, "le Coin des livres", "Kutak Knjiga" en croate, propose des ouvrages en douze langues et est ouverte toute l’année.
Ce qui a motivé le finistérien, ancien membre du bureau national de la CFDT, nous le devinons aisément à travers son livre d'entretiens avec le journaliste Didier Blain : le goût de la découverte et du partage !
Rencontre avec un libraire singulier et un projet atypique...
-"Kutak knjiga - un libraire français sur l’île de Korčula", Joseph Le Corre, entretiens avec Didier Blain, éditions Plan B, 2024.
Mercredi 14 janvier 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Noëmie Chaillan, Guillaume Faburel et Fanny Hugues
Temps 1 : 6 novembre 2025
Nous invitions à discuter le géographe Guillaume Faburel et la masterante en géographie Noëmie Chaillan qui envisagent les ruralités non seulement à l'aune des bouleversements écologiques actuels mais également au travers d'un prisme politique singulier : le mouvement "posturbain" dont ces deux acteurs sont partie prenante.
Nous discutions par le biais d'une enquête, "Paroles de campagne", largement relayée dans les médias, des réalités de la ruralité française vécue par ses habitantEs, de sa faible représentation politique, de son invisibilisation voire de sa disqualification culturelle et économique au regard d'une domination sans partage des imaginaires et réalités urbaines..
Temps 2 :
La jeune sociologue Fanny Hugues vient s'adjoindre à nos deux géographes afin d'éclairer les représentations misérabilistes des mondes ruraux qui taisent et occultent le foisonnement des formes de vie et particulièrement des ancrages sociaux aussi variés qu'originaux.
Les travaux de Fanny Hugues nous éclairent sur des vies rurales qui semblent se tourner par choix ou par nécessité vers la subsistance, "la débrouille", et ce faisant accèdent à de nouvelles formes d’autonomie.
Subsistance, "économie des limites" et autonomie deviennent des réponses potentielles aux enjeux écologiques.
Et si cette "écologie des champs subalterne" devenait à la fois le ferment d'une véritable écologie populaire et le début de solutions concrètes notamment au réchauffement des villes ?
Initiée par une collaboration régulière avec le géographe Guillaume Faburel ou lors de rencontres précédentes avec les sociologues Benoît Coquard et Yaëlle Amsellem Mainguy, cette proposition d'une réflexion en miroir entre les mondes urbains et ruraux, nous l'espérons féconde et renouvelée durant l'année 2026 !
> À propos du mouvement posturbain.
>> L'enquête "Paroles de campagne".
-"Pour en finir avec les grandes villes - Manifeste pour une société écologique post-urbaine", de Guillaume Faburel, éditions Le Passager Clandestin, 2020.
-"Les métropoles barbares - Démondialiser la ville, désurbaniser", de Guillaume Faburel, éditions Le Passager Clandestin, 2019.
Jeudi 27 novembre 2025, Librairie, 18h : Vers la poésie, avec les éditions Ad verba..
"Faire courir le monde", c'est bien la belle intention et le titre initial de cette jeune maison d’édition que nous recevons pour notre premier brouillon de rencontres poétiques bimestrielles.
L'occasion de discuter avec les éditeurEs Xavier Ribot et Christine Lumineau de leur aventure collective, des choix et des projets à l'oeuvre.
Béatrice Berthe, l'une des auteurEs, partagera sa poésie et celles d'autrEs, mais également mettra en regard le verbe avec des images et des sons, à l'évidence le dessein prometteur des éditions Ad verba.
>> Le site des éditions.
-"Faire courir le monde", collectif, éditons Ad verba, 2024.
-"Faire courir la photographie", collectif, éditons Ad verba, 2025.
-"Faire courir le vivant", collectif, éditons Ad verba, 2025.
Vendredi 21 novembre 2025, Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Azadî
Nous invitons le militant décolonial kurde Azadi à présenter et discuter de son livre :
"Depuis plus d'un siècle, les Kurdes font face aux politiques assimilationnistes brutales de la Turquie, de l'Irak, de l'Iran et de la Syrie, comme aux intrigues des puissances impérialistes au Moyen-Orient. C'est en raison de leur situation singulière de « colonie internationale », à l'intersection de quatre États aux agendas divergents et en proie à des alliances défavorables, qu'ils manquent le tournant des décolonisations dans les années 1960. L'évolution vers les thèses marxistes puis la lutte armée dans les années 1970-1980 a permis l'émergence d'un mouvement kurde transfrontalier qui a payé ses succès au prix fort d'une répression meurtrière. Ce long cheminement a surtout abouti à remettre en cause le modèle « État-nation-frontières » pour défendre l'« autonomie » du plus grand peuple apatride au monde. Telle est la voie du « confédéralisme démocratique » tracée par le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) et expérimentée au Rojava depuis plus d'une décennie."
> Présentation vidéo par l'auteur.
>> Lire un extrait.
-"Leçons kurdes", de Azadî, éditions La Fabrique, 2025.




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