Vendredi 02 juin 2023, Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Olivier Brisson


"Psychomotricien passionné ses rencontres avec des personnes à l’élan vital fragilisé pour des raisons très variées, et relate la façon dont l’institution psychiatrique paralyse, défait, aspire la vitalité des liens précaires qui ont pu se tisser dans l’expérience de soin. Alternant récit d’expérience et tentatives de penser autrement le soin psychique comme l’autisme – sans mauvais jargon mais sans céder à l’anti-intellectualisme ou au rejet a priori des approches psychanalytiques –, Olivier Brisson défend une pratique indisciplinée qui résiste aux « protocoles » déshumanisants." (quatrième de couverture)


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>>  Voir une présentation vidéo par l'auteur.


-"Pour une psychiatrie indisciplinée", Olivier Brisson, éditions La Fabrique, 2023 


Mardi 30 mai 2023, jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Guillaume Faburel

Nous proposons à nouveau au géographe Guillaume Faburel de confronter ses idées et sa vision du post urbain au travers de son dernier livre avec des acteurs de nouvelles manière de vivre et d'habiter, en l'occurence un.e personne vivant à la zad.


"Les grandes villes sont responsables des crises majeures de notre temps. Elles imposent des rapports consuméristes et productivistes au monde sans offrir en retour une écologie à la hauteur de la dévastation orchestrée par l’idéologie urbaine (...) Pour enrayer ce mouvement mortifère, il ne s’agit pas seulement de changer de civilisation, mais de changer ce qu’est la civilisation, de développer la recherche d’autonomie comme mode de vie, dans ce qu’elle recrée de proximité et de solidarités, en faisant le choix d’une autre abondance, celle de la vie. Le monde d’après est là." (Guillaume Faburel)


>> À propos de post urbain. 


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-"Indécences urbaines- Pour un nouveau pacte avec le vivant", Guillaume Faburel, éditions Flammarion, 2023

Vendredi 12 mai, Maison Internationale de Rennes (07 quai Chateaubriand), 18h : Edwy Plenel 

La librairie propose au journaliste et cofondateur du site d'information Médiapart de discuter et présenter son dernier livre qui interroge la place toujours grandissante laissée aux idées qui stigmatisent, discriminent et excluent .

Gardons à l'esprit les fondements des idées d'extrême droite que résume assez justement Edwy Plenel :


"Notre liberté démocratique est l’article premier de la Déclaration des droits de l’homme. Nous naissons libres et égaux en droits, et en dignité (...) Cette proclamation sera toujours un scandale pour toute sorte de conservatisme, d’obscurantisme, de traditionalisme (...) L’extrême-droite est la contestation de cette égalité naturelle, c’est l’idée que nous sommes inégaux, qu’il y a des civilisations supérieures à d’autres, des Nations supérieures à d’autres, des croyances, des apparences… Mon livre est un hommage à celles et ceux qui nous ont posé une question plus actuelle que jamais. Aujourd’hui, ces idées d’égalité naturelle, de stigmatisation de l’autre, peuvent s’ébattre dans l’espace public, et cette responsabilité que nous avons à l’égard du débat public est une question qui se pose."


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-"L'appel à la vigilance face à l'extrême droite", Edwy Plenel, éditions La Découverte, 2023

Samedi 06 mai 2023, jeu de Paume (en face de la librairie), 14h : Houria Bouteldja

Nous invitons Houria Bouteldja qui présente et discute de son dernier essai politique :


"C’est peu dire que le terrain est miné : un État-nation bâti sur l’esclavage et la colonisation, des organisations politiques fidèles au pacte national-racial, un chauvinisme de gauche qui a progressivement éteint l’internationalisme ouvrier, une société civile indifférente aux ravages de l’impérialisme, et la profonde « asymétrie des affects » entre petits-Blancs et sujets postcoloniaux. Telles sont quelques manifestations de « l’État racial intégral » disséqué dans la première partie de ce livre. La seconde partie propose une réflexion stratégique sur son dépassement car, on l’a vu encore récemment, l’État racial intégral comporte des brèches, colmatées faute d’avoir été consciemment élargies. C’est là qu’il faut « enfoncer le clou et aller à la recherche de l’intérêt commun », construire une politique décoloniale, inventer une dignité blanche concurrente de celle de l’extrême droite, défendre l’autonomie indigène et accepter de se salir les mains en ferraillant contre le consensus raciste. Alors, contre le bloc bourgeois occidental ébranlé par les crises qu’il a lui-même provoquées, pourra se nouer l’alliance inédite des beaufs et des barbares." (quatrième de couverture)


>> Lire un extrait.


-"Beaufs et barbares - Le paris du nous", Houria Bouteldja, éditions La Fabrique, 2023

Jeudi 27 avril 2023, Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Paul Rocher

A la suite de son étude ("Gazer, mutiler, soumettre"Paul Rocher, éditions La Fabrique, 2020) sur le lien entre l’usage massif d'armes non létales (lacrymogènes, grenades de désencerclement, LBD 40…) et l’escalade de la violence lors des manifestations, Paul Rocher revient sur un certain nombre de présupposés qui sont au fondement du « mythe policier »  dans nos sociétés. En s’appuyant sur une pluralité d’études, l’objet de ce nouveau livre est de réfuter minutieusement les idées selon lesquelles la police empêcherait le crime et manquerait de moyens pour parvenir à cette fin. Par le biais d’une approche subtile et pluridisciplinaire des sciences humaines et sociales, Paul Rocher historicise l’institution policière en France et montre comment celle-ci est devenue omnipotente...et des voies pour la dépasser !


>> Voir une présentation vidéo par l'auteur.


-"Que fait la police ? Et comment s'en passer", Paul Rocher, éditions La Fabrique, 2022

 

Jeudi 13 avril 2023, Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h30 : Jacques Lescoat
 
Le néologisme géopoétique, suggéré par le poète franco-écossais Kenneth White à la fin du XXe siècle, serait une rencontre entre la géographie et la poésie, c’est-à-dire la description d’un espace en lien avec les émotions que celui-ci peut susciter.
Et c'est bien dans cette optique que le géographe Jacques Lescoat nous propose de découvrir avec son carnet de voyage les richesses de l'île de Groix, ce « gros caillou porteur de rêves ».
L'auteur lira des textes choisis qui évoquent les îles bretonnes, ces petites Bretagne(s) d'outre-mer.
-"Groix, géopoétique d’une île", Jacques Lescoat, éditions FinisterrE, 2020


 

la minuscule galerie a le plaisir de vous présenter

Quelque chose en vue(s)
de
Gwenaëlle Rébillard


Du 6 avril au 25 mai.
Vernissage le jeudi 6 avril à 18h30.




La minuscule galerie
Chez Planète Io 7, rue Saint Louis à Rennes
06.11.16.75.25


Jeudi 12 avril 2023, Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h30 : Philippe Borsoï

Le quatrième roman de Philippe Borsoï paraît aux éditions rennaises Mané Huily. L’auteur sera présent et des acteurs liront des extraits de l’ouvrage.
Un trader se révèle au fur et à mesure de sa ruine dans un monde chaotique. Il est question d’un père, d’une mère, de la mort d’un frère, de déluge, d’exode d’animaux
et d’un Golfe à l’abri du tumulte.
« Tintement aigu de la cloche. Clôture au plus bas depuis trente-trois ans. Pas d’insultes ni de jurons. Seulement des plaintes, lugubres et pathétiques, comme dans un mouroir après la bombe, l’angoisse à l’état pur s’évaporant de corps rompus et aveulis, la détresse des aveugles recouvrant la vue d’un coup au plus noir de la nuit. On se relève comme on peut, on enjambe les plus faibles, on compte les morts à tâtons. L’ouragan s’éloigne, traverse l’Atlantique en direction des States où il sévira jusqu’à la fermeture de Wall Street, avant de reprendre des forces en Asie et de s’offrir un autre tour du monde plus meurtrier, plus dévastateur encore. Toi, Kaine, tu as perdu plus que nombre de tes collègues, or, nous t’observons au beau milieu du marasme, la bouche entrouverte, la nuque détendue, les bras relâchés, le regard ailleurs, debout et silencieux, impassible mais vivant. »
Philippe Borsoï est co-auteur de plusieurs livres jeunesse chez Larousse et Milan. Concepteur-rédacteur de profession, il a travaillé en agence et en freelance et vit à Séné (56).
 

-"Apnées", Philippe Borsoï, éditions Mané Huily, 2023


Jeudi 30 mars 2023, librairie, 18h : Diego Brajerac

Tahiti, ses plages, ses lagons d'émeraude et ses bombes atomiques lâchées dans le ciel pur de Moruroa. Elles étaient propres nous assurait-on, quatre-vingt-dix secondes après l'explosion il n'y avait plus de danger. Mais ces deux cent dix explosions nucléaires réparties entre le Sahara et la Polynésie étaient-elles aussi inoffensives que le prétend l'État français ? C'est ce que cherche l'auteur dans ce récit de combat contre le gouvernement au travers de son engagement au sein de l'Association des vétérans des essais nucléaires

-"Souvenir d'Encelade-En quête de vérité", Diego Brajerac, éditions Librinova, 2022

 >> https://www.diegobrajerac.fr/

Jeudi 30 mars 2023, Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Geneviève Fraisse

Les femmes ont changé le Code civil, lutté pour s’imposer dans l’espace politique, fait valoir la multiplicité des sexualités... et même si les droits civils et politiques se sont égalisés, si les droits économiques ont été énoncés, l’égalité dans la famille pensée et actée, le réel est encore loin de pratiquer l’égalité des sexes et, quelques années après le retentissant mouvement quasi mondial "meetoo", qui malgré tout a participé d'une forme d'émancipation collective, qu'en pense celle qu'on a parfois appelé "la philosophe du consentement" ?
Geneviève Fraisse, souvent invitée, est effectivement philosophe et  travaille sur la controverse des sexes, d’un point de vue épistémologique et politique au travers et  suivant trois axes : la généalogie de la démocratie, les concepts de l’émancipation et la problématisation philosophique de l’objet "sexe/genre".


Mercredi 08 mars 2023, Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Philippe Guichoux, Sophie Aveline, Suzanne Héleine, Claude Leroux et Michel Devillers

Les éditions rennaise Mané Huily publient, en ce début d'année, deux récits en phase avec l'époque, et leurs deux auteurEs, Philippe Guichoux et Sophie Aveline, viendront présenter, argumenter et lire des extraits de leurs ouvrages respectifs.
Avec "Solo" de Philippe Guichoux nous suivons le parcours d'une femme qui met au monde un enfant en recourant à la Procréation Médicalement Assistée.
Sophie Aveline, quant à elle, traite des violences psychologiques à l'oeuvre dans le couple et dont les femmes sont bien trop souvent les objets.
Le 8 mars étant également la journée internationale des droits des femmes, Mané Huily nous invite fort à propos à une interprétation musicale d'un livre, "Fil d'or", que nous avons beaucoup soutenu lors de sa sortie, l'itinéraire romancé d'une femme qui se joue des identités de genre et de sexe.
Le spectacle est créée par Suzanne Héleine, interprété en chansons par Claude Leroux et accompagné par le saxophoniste Michel Devillers.

-"Solo", Philippe Guichoux, éditions Mané Huilly, 2023
-"À sa merci", Sophie Aveline, éditions Mané Huilly, 2023
-"Fil d'or", Suzy Solidor, éditions Seguier, 2021

 

Vendredi 03 mars 2023, librairie, 18h : Laurence Chaudouët, Patrick Prunet et Enora Legall

Dans le cadre de nos rencontres "cohabitation_humains_animaux", présentées et animées par Patrick Prunet, directeur de recherche à l'Inrae, nous recevons l'écrivaine Laurence Chaudouët. La question de la conscience animale, de l’évolution de nos conceptions relatives à l’animal, des traitements des animaux dans nos sociétés sera bien sûr au centre de nos discussions et sera introduite par Enora Legall qui décrira son travail sur les chauves-souris et les relations entre l’animal sauvage et l’être humain. 

Laurence Chaudouët présentera et discutera ensuite de son dernier livre :


"Qui dira l’épouvante – totale, imparable – de l’animal qui comprend, car il le comprend, qui sait que ces hommes qui l’entourent sont ses bourreaux ? Certains disent – parce qu’il ne bouge pas – qu’il ne comprend pas ce qui va lui arriver. Mais les éleveurs, eux, le savent bien : ils comprennent parfaitement et qui a vu l’œil d’un bœuf à l’abattoir, avant la mise à mort, l’a senti jusqu’au fond de son être.

Quelle serait notre terreur si nous arrivions parqués dans des camions, dans des bâtiments où l’odeur du sang et de la mort est partout, où nous la ressentions avec nos tripes, pour finir par agoniser pendant de longues minutes dans l’indifférence généralisée ?

Alors je pose la question : sommes-nous absolument inconscients ou endurcis, ou bien est-ce que nous voulons à tout prix nous dissocier de ce que nous voyons, prétendre que nous n’avons rien à voir avec ce qui est pourtant notre terreur commune, ce que nous partageons profondément avec les bêtes, notre volonté de vivre et notre peur de la mort ?", Laurence Chaudouët.


-"Le monopole du sensible - Réflexion sur notre rapport à l'animal", Laurence Chaudouët, éditions le Temps qui passe, 2022

 

Jeudi 2 mars 2023, Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Marion Craheix

Les discours autour et sur l'intersectionnalité finiraient-ils par étouffer, voire réfuter, les possibilités et l'existence même d'un féminisme noir ? Le livre de Jennifer C. Nash sera présenté par son éditrice Marion Craheix, fondatrice d'Aldéia.


-"Réinventer le Féminisme noir, au-delà de l’intersectionnalité", Jennifer C. Nash, éditions Aldéia, 2022

 

Mercredi 01 mars 2023, librairie, 18h00 : Gwenaël De Boodt 

Planète iO invite Gwenaël De Boodt qui cette fois s'est grimé en poète bien qu'il fût tour à tour constructeur de décors, marcheur, acteur, dramaturge, metteur en scène et bien sûr fondateur de La Station théâtre à La Mézière. Durant le confinement sanitaire, reclus comme nous tousTES dans sa station essence transformée en théâtre, notre ami le poète s'attelle chaque jour à la rédaction d'un poème justement qu'il envoie dans la nuit des ondes numériques. Son livre est le fruit d'une longue méditation sur la scène théâtrale, sur des livres, des fantômes et sur un monde domestiqué dans lequel le sentiment de contrôle permanent pourrait être subverti par le chant poétique. Venez donc rencontrer et écouter Gwenaël De Boodt qui lira ses textes ! 

-"Des heures aux arrêts", Gwenaël De Boodt, éditions de L'Harmattan, 2022

 la minuscule galerie a le plaisir de vous présenter :

Alluvions
de 
Lucile Marsaux


Du 3 février au 30 mars
vernissage le vendredi 3 février à 19h00

Lucile Marsaux vit et travaille à Rennes. Après des études de design aux beaux-arts, elle décide de poursuivre une exploration sensible des objets. S'éloignant de la question fonctionnelle, elle part en quête de la valeur mnésique et relationnelle de leur présence aux côtés des humains.

Son atelier et ses songes se peuplent peu à peu de toutes sortes d'objets. Donnés, reçus ou récupérés, ces bidules et bibelots accompagnent ses réflexions sur la fuite du temps et la disparition des êtres.

Pour son exposition Alluvions, elle emploie plus particulièrement les techniques de la miniature pour questionner l'authenticité de l'objet d'héritage.

Au travers ce petit inventaire, elle raconte avec tendresse l'histoire d'un lieu et d'une famille, la sienne.

La minuscule galerie
Chez Planète Io 7, rue Saint Louis à Rennes
06.11.16.75.25

Jeudi 2 mars 2023, Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Marion Craheix

Les discours autour et sur l'intersectionnalité finiraient-ils par étouffer, voire réfuter, les possibilités et l'existence même d'un féminisme noir ? Le livre de Jennifer C. Nash sera présenté par son éditrice Marion Craheix, fondatrice d'Aldéia.


-"Réinventer le Féminisme noir, au-delà de l’intersectionnalité", Jennifer C. Nash, éditions Aldéia, 2022

Jeudi 26 janvier 2023, Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Fabienne Serbah Le Jeannic 

"Meursault eut juste le temps d’attraper le tram qui filait vers le port. La prison de Barberousse où il avait passé ces deux dernières années s’effaça derrière lui dans l’aveuglante lumière de ce matin d’août."

L'auteure imagine le sort du protagoniste de L'étranger d'Albert Camus en admettant que celui-ci n'ait pas été guillotiné. Elle décrit son existence entre 1945 et 1973, interrogeant l'histoire de l'après-guerre et la décolonisation de l'Algérie, dans le Paris populaire et celui de mai 1968.


-"Messali", Fabienne Serbah Le Jeannic, éditions Diabase, 2022

Vendredi 20 janvier 2023, librairie, à partir de 17h : Les Nuits de la lecture (thème : la peur)

La librairie ouvre ses portes, générations confondues, à celleux qui souhaitent partager la lecture, l'analyse ou les ressentis d'un livre choisi dans nos rayons.

Un verre de thé, des fruits de saison participeront de la convivialité du moment..

                                 

Jeudi 19 janvier 2023, Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Paul Rocher


Jeudi 19 janvier 2023, Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Paul Rocher


"Avec l’essai « Que fait la police ? Et comment s’en passer », Paul Rocher analyse avec minutie l’emprise policière dans nos sociétés.

Deux ans après son premier essai intitulé « Gazer, mutiler, soumettre: politique de l’arme non létale » (2020), l’économiste Paul Rocher publie aux éditions La Fabrique une analyse approfondie du rôle de l’institution policière.


Une réfutation du « mythe policier »


A la suite de son étude sur le lien entre l’usage de plus en plus croissant des armes non létales (Nuages lacrymogènes, grenades de désencerclement, LBD 40…) et l’escalade de la violence lors des manifestations, Paul Rocher revient sur un certain nombre de présupposés qui sont au fondement du « mythe policier »  dans nos sociétés. En s’appuyant sur une pluralité d’études, l’objet de ce livre est de réfuter minutieusement les idées selon lesquelles la police empêcherait le crime et manquerait de moyens pour parvenir à cette fin. Par le biais d’une approche subtile et pluridisciplinaire des sciences humaines et sociales, Paul Rocher historicise l’institution policière en France et montre comment celle-ci est devenue omnipotente. 


Une autonomisation progressive de l’institution policière ? 


Ce livre rend compte de l’institutionnalisation de la police et de son autonomisation qui lui permet d’avoir une emprise de plus en plus croissante sur la société. Avec précision, l’auteur porte ainsi une grande attention à retracer le rôle historique de la police, qui avant l’apparition du capitalisme n’était pas nécessairement lié aux enjeux de maintien de l’ordre. A ses origines, la police était communautaire et pouvait s’occuper de tâches diverses comme l’enlèvement des encombrants, ou la lutte contre le vagabondage. Ce n’est qu’avec le développement du capitalisme à la fin du XIXème siècle, que la police se professionnalise et devient une institution à part entière chargé d’assurer l’ordre et de réprimer. Pour l’auteur, cette répression s’est profondément accentuée avec l’émergence du néolibéralisme, qui détricote l’État-providence et admoneste les corps qui se mobilisent contre les réformes entreprises par nos dirigeants. 


La professionnalisation progressive de la police ne s’est pas faite par hasard et sans conséquences. L’économiste montre que c’est principalement pour des intérêts privés et protéger l’ordre établi que la police se structure à partir du Second Empire. L’institution policière est donc d’abord construite dans les intérêts de la classe capitaliste dominante, qui est désireuse d’éviter toutes contestations. Progressivement cette institution va prendre une place de plus en plus importante, et jouer un rôle dans la déportation des Juifs durant la Shoah. Au travers des exemples de la Shoah, des banlieues et des manifestations des Gilets Jaunes, Paul Rocher retrace comment par la colonisation, l’impérialisme et le capitalisme, la police se construit contre une grande partie du peuple. L’auteur conteste ainsi les mots prononcés par le Président de la République Emmanuel Macron, qui soutenait que les montées des répressions racistes et violentes de la police étaient étroitement liées à une montée générale du racisme et des violences en France. 


Une réflexion sur le dépassement de l’institution policière 


Dans la dernière partie du livre, Paul Rocher soutient que nous pourrions nous passer de la police et qu’une autre façon d’assurer la sûreté dans nos sociétés est possible. Cette thèse que porte l’auteur et qui sert de sous-titre au livre s’appuie sur deux exemples : l’Irlande du Nord et l’Afrique du Sud. Rocher montre que dans ces deux cas, d’autres formes comme les comités de rue se sont structurés contre des formes d’institution racistes, ou ségrégationnistes. Avec ce dernier chapitre, Paul Rocher envisage une autre résolution aux problèmes que posent l’institution policière. 


L’intérêt du travail de Paul Rocher est d’apporter une réflexion nouvelle sur le rôle et le fonctionnement de l’institution policière. Une institution dont le racisme apparaît comme systémique et surdimensionnée par rapport aux nombres de crimes et de délits commis. Si les références sont multiples, convoquant sociologie, histoire, économie, la lecture de  « Que fait la police ? et comment s’en passer » n’est jamais hermétique. Ainsi, dans une langue claire, Rocher nous enjoint non seulement à dépasser les présupposés qui fondent l’idée que la police est une institution nécessaire, qui est au service de toute la société, mais également à réfléchir à d’autres formes de gestion des conflits indépendantes de l’appareil d’État. 


En plus de cette réflexion sur l’institution policière qui est disponible dans toutes nos librairies, nous vous invitons à découvrir le très saisissant documentaire Un pays qui se tient sage (2020) du journaliste David Dufresne", Samuel Fergombé, toutelaculture.com.


>> Extraits


-"Que fait la police ? Et comment s'en passer", éditions La Fabrique, 2022

Samedi 14 janvier 2023,  librairie, de 11h à 15H : Michel Rougier


En 2017, lors de l'inauguration de l'incubateur Station F (Xavier Niels, free) "le président néolibéral autoritaire français" Emmanuel Macron avait eu cette phrase à propos de l'espace dédié aux uppeurs : "un lieu où on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien".

Michel Rougier, ancien journaliste de Ouest-France (localier et grand reporter), en gardera trace et utilisera la phrase comme titre de ce livre qui nous fait partager le meilleur de ses rencontres d'une vie de journaliste : des femmes et des hommes de toutes contrées, des cités de l’Ouest de la France aux villes et villages d’Afghanistan, d’Algérie, du Sahel, du Rwanda, de l’Inde ou du Brésil, qui déploient un courage et une ingéniosité infinis pour faire face à la misère, aux guerres et aux injustices d’un monde impitoyable.

L'ouvrage invite affuter son regard sur les petits paysans, ouvriers, migrants, "exclus", habitants des banlieues et des favelas. 

Ces gens qui ne sont rien ou qui seraient invisiblEs, comme ont pu dire d'autrEs, celleux dont nous avons découvert le rôle essentiel pendant les pandémies, rapidement oubliéEs, mais aujourd’hui à nouveau "en première ligne" des conséquences de choix économiques et climatiques.

Michel Rougier anime également le webzine histoiresordinaire.fr.


-"Les gens qui ne sont rien, voyage à l'intérieur des courages populaire", Michel Rougier, éditions Histoires Ordinaires, 2022

Vendredi 13 janvier 2023, librairie, 18h : Yves Teicher

Orchestrée par Jean-Claude Leroy cette rencontre-hommage autour du flamboyant  et protéiforme jazzman Yves Teicher (1962-2022) se lira  autour de son dernier recueil de poèmes, "J'ai dans le sang" :


"J’ai dans le sang
Et au travers de la gorge
Un phrasé Be-bop
Qui d’une cave enfumée
Est venu se faufiler jusqu’à moi
Oui !"

"Ce n’est qu’après sa mort qu’Yves Teicher (1962-2022) apparaît plus largement comme poète. On le connaissait comme un musicien de jazz épris de la poésie de Rimbaud aussi bien que de la musique de Charlie Parker, auquel il consacra une mémorable séance d’enregistrement (cf. Yves Teicher plays Charlie Parker, CD Intégral Classic, 2005). Il interpréta sur scène Une saison en enfer d’une manière fort expressive et soulignant de son libre violon l’extra et folle lucidité de l’enfant de Charleville. Il fut aussi l’ami du poète André Laude, auquel il rendit hommage à plusieurs reprises.
Nourri des accents rimbaldiens, mais aussi de Charles Cros et de Germain Nouveau, ou encore de Max Jacob et de Charles Trenet, il s’était mis à travailler l’écriture comme il avait travaillé son instrument, avec un acharnement de découvreur. Des origines catholiques et italiennes par sa mère, amie de nombreux artistes, dont certains jazzmen de grand talent ; juives et roumaines par son père, révolutionnaire d’ascendance trotskyste et pataphysicien de choc. Son enfance liégeoise à la fois misérable et pittoresque lui laisse de vibrantes nostalgies, si bien qu’il donne à ses vers la couleur du merveilleux, accolant des ailes à la souffrance, comme pour voler dans les airs avec elle. En tout cas, cette capacité d’émerveillement sera une grande force pour Yves Teicher, par ailleurs aux prises avec le monde froid d’un carriérisme qui lui restera étranger. Mais la révolte et la rage furent également au rendez-vous, d’où cette veine libertaire indéfectible et revendiquée ; sa poésie marie le jazz et la rêverie, la révolte et la sensualité, elle jaillit comme une voix déchirante qui surgirait du pentueux quartier de Pierreuse où il a grandi et aimait retourner
Qu'ont-ils donc tous ces robots,
Ces gens qui marchent dans la rue,
Les yeux délavés,
Boutonnés par la peur ?
Je les croise par milliers
Ces anciens enfants
Qu'ont-ils donc à donner d'eux-mêmes
Un spectacle aussi navrant ?
Plus de nez ni d'oreilles,
Plus de corps, de sexe vrai !
Plus de soleil levant, de soleil couchant,
Plus d'étoiles, d'aurores…
Dans leurs veines coule un sang vicié !
[p. 35]
Une poésie qui pétille comme une remémoration, c’est que l’auteur dispose d’un imaginaire saturé d’impressions fortes et d’étonnements jamais dilués, il fait surgir les mots et les aligne simplement, dévoilant un panorama où scintillent les douleurs et les joies arrêtées sur la page. Redeviennent présentes des séquences très probablement vécues, à la lettre ; avancer dans un tel recueil c’est ouvrir un à un les tiroirs d’une chambre ouverte sur le monde, le monde profus et paralysant des grandes personnes, qu’il faudra vaincre ou séduire, pour conserver intactes les prérogatives de la sensibilité.
Des tableaux de vie d’une grande fraîcheur, innocence parfois marquée de noir, mais un regard qui illumine et confère aux choses les plus quotidiennes, les plus naturelles, une aura qui rehausse le prix de l’existence. Un recueil unique, il n’y en aura pas d’autres, c’est un tombeau fabriqué par celui qui repose sous la dalle. Préfacé par son ami et complice Georges Boukoff, le volume se clôt sur une adresse de Nathanaël, un des enfants d’Yves Teicher, qui rend ici un bel hommage à son père. À propos de son écriture, il rappelle à juste titre que « c’est une poésie écrite pour être récitée, chantée, criée… », Jean-Claude Leroy.

-"Yves Teicher, J’ai dans le sang", éditions L’Harmattan, 2022

Jeudi 15 décembre 2022, librairie, 18h : Kev la Raj

Raconteur d’histoires à ses heures gagnées, thérapeute des corps en liberté. Les mots ? 

Des bienfaiteurs, des facilitateurs dont il se sert pour raconter les pieds et les maux qu’il soigne, les impressions qu’il garde, les gens aperçus en route, paysages, situations, au quatre coins du monde... des mondes qui n’existent pas.

Sa rencontre avec le slam ? Fiestival Réévolution XII de Bruxelles ! Expériences en France, Panama, d'ouest en est..

Jonglant entre les langues, français, espagnol, anglais. Jonglant avec les genres, poésie, slam, récit. 

Kev la Raj cherche à toucher le cœur des yeux curieux et des oreilles attentives. oh


-"13ème lune - Poésie", Kev la Raj, Maelstrom, 2022

Vendredi 09 décembre 2022, librairie, 18h : revue contre-attaque

Nous invitons à rencontrer et bien sûr à discuter avec les auteurEs de la nouvelle revue Contre Attaque.

IssuEs de la célèbre page Facebook Nantes Révoltée, active depuis une dizaine d'années, les auteurEs préviennent et donnent le ton de la revue : "L’heure n’est pas à la résignation mais à la contre-attaque : politique, matérielle, culturelle, artistique…". 

Iels précisent d'ailleurs s'inscrire dans "le long sillage tracé par les Enragés de 1793 et ceux de la Commune, l'histoire de la résistance antifasciste et les luttes anti-coloniales (...) Le répertoire des résistances dans lesquelles nous pouvons puiser des forces et des idées est gigantesque et sublime".

Faire relais, soutenir initiatives et luttes, documenter, voilà les enjeux et l'horizon politique qu'iels se sont accordéEs.

Et, le taf est fait !

Mercredi 07 décembre 2022, librairie, 19h : Antoine Seiter, Marc Faysse et les éditions nouveau palais

Troisième livre de cette nouvelle maison d'édition de photographies documentaires aux volontés esthétiques et politiques que nous suivons avec attention :


"Antoine Seiter est né dans un village du Loir-et-Cher. Pendant ses études, il revient régulièrement chez ses parents et commence à photographier sa sœur cadette, Julia (J). Le projet, débuté en 2008 se poursuit encore aujourd'hui. Ce livre imprime une étape, une douzaine d'années témoignant de l'enfance, l'adolescence et du passage à l'âge adulte de sa sœur. La séquence est marquée par un accident, les changements du corps et le travail. Elle témoigne surtout de la relation entre le photographe et sa sœur. Ce face à face nous dévoile les multiples facettes de son visage, l'ouvert et le fermé. C’est à dire la capacité du visage à se connaître, reconnaître et dialoguer avec l'autre.

C'est également d'altérité qu'il est question dans la nouvelle de Marc Faysse, autre versant du livre. L'auteur propose une histoire d'amour estivale entre deux jeunes hommes, Achille (A), c'est lui le narrateur, et Augustin. L'ambivalence de la nouvelle réside dans la façon dont les interactions entre Achille et Augustin témoignent de leurs sentiments mais aussi de leurs choix de vie. La fierté homosexuelle d'Achille est un vecteur d'émancipation qui finit par avoir raison de l'idylle amoureuse.

Achille rejoint Julia, en plongeant dans l'âge adulte, il et elle nous questionnent dans notre rapport au monde."  


>> Extraits


-"J&A", Antoine Seiter et Marc Faysse, éditions Nouveau Palais, 2022

Samedi 03 décembre 2023, librairie, 18h : Stéphane Padovani

Stéphane Padovani viendra nous lire des extraits et discuter de son dernier roman où il inscrit les parcours de trois jumeaux trentenaires dans les questions du temps présent.

 

-"Autour de nous", Stéphane Padovani, éditions La Vilaine Editrice, 2022

Jeudi 01 décembre 2022, librairie, 18h : Christine Lapostolle

Une narratrice décrit ce qu’elle voit depuis une fenêtre de son appartement. Elle habite à Brest. La fenêtre donne sur la rue, la gare, le port industriel, la mer, la presqu’île d’en face. Elle regarde et observe : le ciel, les vents, les pluies, l’océan, le rayon de soleil qui brusquement fait chatoyer cette toute petite fraction du monde, du vaste monde où s’entrecroisent, se mêlent, se heurtent, s’ignorent, se rencontrent les flux de nos vies. Le texte suit le fil des jours et des saisons et peu à peu, indirectement, à travers ce qu’elle voit et décrit, la spectatrice se raconte. Livre singulier et miraculeux car il suffit de regarder et de dire ce que l’on a vu pour que le monde se déploie et avec lui le « je » qui nous y donne accès.

L'auteurE présente et discute de son livre, des lecteur.ices seront invitéEs à en lire des extraits.


>> Un site passionnant que l'auteurE a construit et où elle recueille des témoignages sur les métiers vus par celleux qui les exercent.


-"Temps permettant", Christine Lapostolle, éditions MF, 2022

Samedi 26 novembre 2022, librairie, à partir de 12h : Maëlle de Coux 

En retour de marché, Maëlle de Coux vient nous parler des ses images, de ses divers savoir-faire et de sa démarche de plasticienne dont les travaux sont édités chez Artfolage.

Basée à La Rochelle, Artfolage est une petite maison dont la singularité et la pertinence sont contenues dans une ligne éditoriale qui cherche à réunir dans un livre de petit format deux visions d'un même lieu, alliant textes et images.

Maëlle de Coux est multi-coiffes, plasticienne, brodeuse, collagiste, collectionneuse, voyageuse. Elle réalise des carnets d’images où se mêlent divers glanages du quotidien (dessins, photographies, herbiers, images d’actualités, textes littéraires ou conversations saisies au passage).

Kérity, son dernier livre illustré, est une vivifiante chronique estivale de la rencontre, entre l'auteurE et la conteuse bigoudène Yveline Méhat à Kérity Penmarch' !


-"Kérity-Chronique subjective et capricieuse", Maëlle de Coux et Yveline Méhat , éditions Artfolage, 2022

Jeudi 24 novembre 2022, Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Lucile Peytavin  

Presque une année après sa venue à la librairie, nous réinvitons Lucile Peytavin 

riche de ses multiples rencontres et interventions depuis la parution de son livre qui questionne la virilité, ses coûts pour la société et naturellement le système d'organisation patriarcale dans son ensemble.

Si nous avons choisi de lui proposer à nouveau une rencontre, c'est d'abord pour l'interroger et discuter de la notion de violence qu'elle aborde d'ailleurs dans l'un des chapitres de son livre.

La violence est-elle genrée, nait-on violent, comment le devient -on ?

Ces questionnements sont bien évidemment à mettre en écho avec la date du 25 novembre, journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.


-"Le coût de la virilité. Ce que la France économiserait si les hommes se comportaient comme les femmes",  Lucile Peytavin, Anne Carrière, 2021

Mardi 15 novembre 2022, Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : Jean Denis Vigne

Jean Denis Vigne vient présenter et apporter un éclairage sur la somme des multiples études menées au sein du Muséum national d'histoire naturelle et réunies dans ce livre dont il assure la codirection avec Bruno David. 
Cette première esquisse donnera lieu durant l'année prochaine à une série de 4 rencontres avec certainEs des auteurEs d'articles d'un ouvrage collectif qui s'avère d'une rare richesse.

"La Terre s’est formée il y a 4,5 milliards d’années mais nous ne le savons que depuis la seconde partie du XXe siècle. Alors que nous recensions quelques milliers d’espèces au milieu du XVIIIe siècle, on en identifie aujourd’hui deux millions, et l’on estime que ce nombre ne représente que 20 % de la richesse totale encore à décrire ! Quant à l’humain, si l’on pensait que son histoire se résumait à une succession de deux ou trois espèces sur deux millions d’années, on découvre aujourd’hui que dix fois plus d’espèces d’hominines ont existé, sur sept millions d’années. Chaque découverte augmente le niveau de complexité de ce que l’on sait et élargit le périmètre de ce qu’il reste à connaître.
La vitalité de la recherche bénéficie de multiples évolutions techniques, méthodologiques et conceptuelles. Si l’histoire naturelle favorise depuis toujours les approches interdisciplinaires, quelques-unes – comme la cosmochimie, l’archéozoologie ou encore la paléogénétique – ont connu un grand élan ces dernières décennies. Le perfectionnement des outils de mesure, de l’imagerie scientifique ou des instruments de séquençage génétique donne un nouveau souffle à des études engagées de longue date. Enfin, de nouvelles façons de faire et de penser émergent, comme en témoignent l’essor des sciences participatives et l’apparition de nouveaux concepts (holobionte, anthropocène, One Health, etc.).
Voici un aperçu des foisonnants travaux menés au Muséum national d’histoire naturelle, qui remettent en cause la façon dont chacun d’entre nous se situe dans l’univers, dans la nature, dans la société. Des premiers indices de vies aux biofilms des caniveaux urbains, les contributions ici réunies relatent d’étonnantes petites et grandes découvertes. Entre miscellanées et synthèse, cet ouvrage donne à voir la diversité d’un patrimoine qu’il nous incombe de découvrir et de défendre." 

-"La Terre, le vivant, les humains - Petites et grandes découvertes de l'histoire naturelle", éditions La Découverte, 2022

>> Extraits : ici