Vendredi 22 mai 2026, cour intérieure, 18h : Salem Kolodz

-"Au pire je t'aime", éditions Salem Kolodziejczyk

 Samedi 30 mai 2026, cour de la librairie, 18h : Kev la Raj 

-"Micro, Valise et Poésie", de Kev la Raj, éditions Les Souffleurs de vers, 2026.

Jeudi 21 mai 2026, hall du Jeu de Paume (en face de la librairie), 18h : 3ème rencontre post-urbain

Rappel des intentions des temps 1 et 2 : 

X- Temps 1 : Le retour du refoulé, le choix des mots

Le lexique utilisé par les institutions pou
r désigner "la campagne" traduit bien une forme de déconsidération et d'invisibilisation culturelle des campagnes par les villes.
De la diagonale du vide au périurbain des villes moyennes, des chasseurs aux industriels de l’agro-alimentaire, des ploucs aux beaufs, des gueux aux culs-terreux, du ZAN aux ZFE… les mots utilisés par les institutions traduisent bien des volontés de disqualifier, déconsidérer, invisibiliser  les campagnes.
En retour, nous nous attacherons à mettre en lumière et en débat les regards apposé sur les ruralités afin de faire valoir les lexiques et bréviaires des concernés eux-mêmes, comment ils se disent, se perçoivent, s'imaginent et vivent leur place dans le monde.

IntervenantEs : Noëmie Chaillan (masterante en études urbaines, membre du Mouvement Post-Urbain) et Guillaume Faburel (géographe, membre du Mouvement Post-Urbain)

-"Indécence urbaine - Pour un nouveau pacte avec le vivant", de Guillaume Faburel, éditions Flammarion, 2023.
-"Pour en finir avec les grandes villes - Manifeste pour  une société écologique post-urbaine", de Guillaume Faburel, éditions Le Passager Clandestin, 2020.
-"Les métropoles barbares - Démondialiser la ville", de Guillaume Faburel, éditions Le Passager Clandestin,  2018.

-Le Mouvement Post-Urbain se consacre à celleux qui, depuis les ruralités, expérimentent, pensent ou accompagnent d’autres manières d’habiter !


X- Temps 2 : L’écologie des champs, subsistance, limites et autonomie comme réponses des ruralités aux grands enjeux écologiques

Les représentations misérabilistes des mondes ruraux taisent et occultent la diversité des formes de vie et d'ancrages dans les ruralités. Pourtant, ces réalités négligées se construisent sur des singularités, notamment le choix ou la nécessité de l'auto-subsistance matérielle et précisément alimentaire. 
Une autonomie motivée par des raisons économiques et écologiques. 
Il s’agira cette fois-ci d’entrevoir ce que les ruralités et leurs communautés ouvrent de potentialités. 
Et si la subalternisation devenait le ferment de solutions profitables à toute la société dans un contexte de réchauffement extrême (lorsqu’il fera 50 °C, où écologies populaires rurales et urbaines pourraient enfin s’unir ?

IntervenantEs : Noëmie Chaillan, Guillaume Faburel et Fanny Hugues (sociologue)

-"Introduction à la sociologie de l'environnement", de Maud Hetzel et Fanny Hugues, éditons Armand Colin, 2025.


X- Temps 3 : Une prospérité joyeuse de l’autonomie, s’installer dans les ruralités selon d’autres formes d’habiter écologiques


De plus en plus nombreuses sont les installations dans les campagnes, motivées par des désirs de ralentissement et d’épanouissement hors des grandes densités. Parmi ces motivations, certaines tiennent à l’espoir d’embrasser d’autres formes de vie, écologiques et collectives, dans les ruralités, notamment par l’autonomie et/ou l’autosubsistance. 
Habiter autrement la terre, coopérer avec d’autres savoir-faire et s'autogérer de manière solidaire : voilà trois communs qui pourrait constituer l'ossature d'un déplacement de population. 
Cependant, bien que croissantes, ces aspirations se voient parfois, pour ne pas dire souvent, disqualifiées dans leurs desseins, accusées de fantasme ou de romantisme, de frénésie décroissante ou d’égoïsme. Pourtant, moyennant certaines vigilances et dépouillements de quelques croyances et valeurs urbaines, les ruralités offrent bien à ces désirs des possibilités de se concrétiser sans désillusion. 
Nous discuterons des conditions d’installation dans les ruralités, mais également des conditions d’existence., notamment avec la participation de membres de l'écolieu « Le Village du Bel-Air ».
Et si, loin de se réduire à une frugalité forcée, une prospérité joyeuse et autonome se dessinait ?

IntervenantEs : Noëmie Chaillan, Guillaume Faburel, Ewa Chuecos (membre du Mouvement Post-Urbain) et/ou Victor Babin (membre du Mouvement Post-Urbain), et des membrEs de l'écolieu « Le Village du Bel-Air » (Morbihan )

Mercredi 20 mai 2026, conciergerie, 18h : Jean-Paul Demoule

>> Voir un entretien vidéo sur la chaîne de l'étincelle média.

-"La France éternelle, une enquête archéologique", de Jean-Paul Demoule, éditions La Fabrique , 2025.