Jeudi 20 février 2020, à la librairie, à 18h00 : Raphaël Kempf

Avocat au barreau de Paris, Raphaël Kempf défend depuis plusieurs années manifestantEs et activistes victimes de la répression d’État, des gilets jaunes aux militantEs politiques.
Avec son livre « Ennemis d'État - Les lois scélérates, des anarchistes aux terroristes » (éditions, La Fabrique, 2019), Kempf trace un parallèle troublant mais instructif entre la fin du XIXème et notre époque.
Entre une Troisième République marquée par les attentats anarchistes qu’elle réprima notamment avec les susnommées « lois scélérates », fortement liberticides et combattues notamment par un Blum qui estimait qu’« elles blessent l’humanité en ce qu’elles peuvent punir des travaux forcés une amitié ou une confidence, et de la relégation un article de journal », et une Cinquième République qui fait entrer l’état d’urgence dans le droit commun.
Elles ont en commun une justice expéditive, des comparutions immédiates, des délits de « groupement en vue de commettre des violences » qui permettent de condamner sur une intention supposée et non plus sur des faits…

Vendredi 14 février 2020, à la librairie, à 18h00 : éditions Coppélia Press

Les éditions Coppélia Press, Elsa Quintin, Ivan Samokrutkin et leurs auteurEs investissent la librairie avec des sons, des histoires, des couleurs et des dessins.
Coppélia est un projet opérant des mouvements entre arts visuels, arts sonores et littérature que nous vous proposons de découvrir au travers de ses publications et de ses auteurEs.

Programme:

Présentation des publications par les éditeurs et les auteurEs présentEs
Expositions des projets visuels
Lectures d'extraits choisis
Diffusions sonores

- « Cyclus », par Delphine Priet-Maheo (Etude/Dessins): 
« Cyclus » est une série de cinq dessins présentés sous la forme d'un recueil d'images non reliées. Beauté du sommeil halluciné, proxémie des figures liées par la généalogie, anxiété claustrophobe, la charge expressive atteinte par le dessin est inouïe.

- « Estelle Marie », par Estelle Marie (Multiple image/son):
« Estelle Marie » est un multiple composé d'une série de photographies, assorties d'une pièce sonore de 18 minutes. S'y égrène un florilège de mots et d'évènements sonores proches de l'ASMR: cliquetis, éclaboussures, rumeur des vagues, mots parlés ou fredonnés, cordes grattées, bruit de l'air, choc du vent, éclat d'idée, soupirs et poumon, rires. Les timbres et tonalités de l'étendue atlantique où Estelle Marie développe ses recherches infusent la rêverie d'une promeneuse, non pas solitaire mais cousue dans le tissu du monde, un monde qui refuse de solidifier. 

- « Peu-Importe », par Antonin Druart (Roman, langue française):
Peu-Importe est un roman pensé par l'auteur comme une " bande dessinée de type Comics, mais écrite". La narration se construit tout en étant tissée à des micro récits et à une prolifération vorace de protagonistes qui la mettent en péril autant qu'ils la dopent. Les fictions plurielles sont servies par la capacité de l'auteur à figurer des scènes sans lendemains et à porter un regard amusé sur le monde, sans pathos téléguidé ou émotion facile.

- « Le songe de la couleur », par Ivan Samokrutkin (Impressions/ Série de peinture):
"Le songe de la couleur” (2016-2017) est un livre peint, de grande dimension. Le livre est composé d'une centaine de pages recouvertes par la matière picturale, livrant des sensations gestuelles et mnésiques. Ce livre a été réalisé lors de mon premier séjour en France, expérience d'abstraction linguistique et de déracinement." Certaines pages de ce livre ont donné lieu à une série de 8 impressions, qui sont autant d'humeurs et de manières d'être au monde sans langage.

- « Iconology x Fan Art, hyperthème1 », par Elsa Quintin (Etude/Dessins):
Iconology x Fan Art, hyperthème1 est une étude stylistique sous la forme d'une série de dessins réalisés à Odessa-Ukraine entre 2017 et 2019. Il s'agit du premier volume d'une série en cours portant sur l'iconologie orthodoxe orientale, ce volume aborde en particulier l'expressivité des figures et la fatigue des visages.

- « Outlier », par Max Kaario (Novella, langue anglaise):

La pratique multidisciplinaire de Max Kaario peut être qualifiée d'oeuvre ouverte. La performance, qu'elle soit sonore ou textuelle, est ici à la fois le médium de l'artiste et l'objet du chercheur. L'acuité perceptive de l'auteur se livre dès les premières lignes. Intuitive, méticuleuse, l'écriture trouve son point zéro dans le corps de l'auteur, à partir duquel il vit le monde. C'est en narrateur presque omniscient qu'il met en mouvement le lecteur, et le mène à ses côtés vers un autre corps généalogique dont il s'est mis en quête.