Jeudi 17 janvier 2019, librairie Planète Io, 17h30 : Akim Oualhaci

Nous invitons Akim Oualhaci à venir présenter et discuter de son livre « Se faire respecter - Ethnographie de sports virils dans des quartiers populaires en France et aux Etats-Unis  » paru aux Presse Universitaire de Rennes en 2017 et dont voici la 4ème de couverture :

« Lieux censés incarner les inégalités sociales et concentrer les « problèmes sociaux », les quartiers populaires, en France comme aux États-Unis, sont régulièrement au coeur des controverses politico-médiatiques. Les jeunes qui y résident sont souvent l'objet de représentations caricaturales ou fantasmées allant de la « racaille », au rappeur, en passant par le sportif « doué ». Dans ce livre, l'auteur tente d'apporter un éclairage sociologique nouveau sur un des aspects de la vie ordinaire de ces quartiers.
Quelle place la socialisation sportive des jeunes occupe-t-elle dans la recomposition des classes populaires contemporaines ? C'est principalement à cette question que cet ouvrage tente de répondre en articulant les rapports de classe, de genre et l'appartenance ethnique. »

Vendredi 11 janvier 2019, librairie Planète Io, 18h : Joëlle Zask

Avec son ouvrage « La Démocratie aux champs » (La Découverte, 2016), la philosophe Joëlle Zask défend une thèse pour le moins inattendue, la « démocratie » ne vient pas de la ville, des Lumières, du commerce, de l’usine ou du prolétariat, mais du monde rural.
Elle s’emploie donc à réhabiliter le paysan, cet habituel dénigré des progressismes, et sa capacité depuis des temps anciens à se gouverner de façon libre et communautaire. La question des communs  et du partage des terres notamment est posée dans les mondes agricoles depuis l’époque médiévale jusqu’à aujourd’hui que ce soit par les agriculteurs du Sud, les Amaps, les jardins partagés ou les habitants de Nddl !




Jeudi 10 janvier 2019, librairie Planète Io, 18h : Yeun L-Y


Paru en 1989 aux États-Unis, réédité par Syllepse en 2013, « Refuser d’être un homme - Pour en finir avec la virilité » de John Stoltenberg, compagnon de route et de coeur d’Andréa Dworkin (tenante du féminisme radical de la vague II) demeure, malgré les vives critiques contemporaines, une analyse attentive de la masculinité. Nous invitons pour en discuter l’un des co-traducteurs, anti-masculiniste et pro-féministe L-Y Yeun qui nous donne ci-après une idée de son contenu :
 
« De la même manière que des blancs peuvent trahir leur position de blancs dans un régime raciste, Stoltenberg, dans un régime sexiste dit que les hommes peuvent trahir leur position et donc refuser d'être des hommes. Il montre comment les hommes créent les femmes comme objet pour dominer, avoir des privilèges au quotidien. Il est pour l'abolition de la masculinité puisque c'est la masculinité qui crée la féminité.  »