Après les remous légitimes des librairies "indépendantes" nous aussi avons pris des décisions, et les voici.

Pendant toute la durée du confinement la librairie pratiquera le retrait sur place et sera à nouveau ouverte dès lundi 2 novembre, entre 11h et 14h et de 17h à 19h. Seul le pas de porte sera accessible pour récupérer les livres, ou en choisir à travers la vitrine 🙂
Précisons encore qu’il n’y a pas de restriction de distance de déplacement quant au retrait d’une commande de livre.
La chaîne du livre semble fonctionner tout à fait normalement. Notre jour de livraison reste le vendredi et nous vous prévenons par téléphone de l’arrivée des livres le jour même.
En bref :
- envoyez la commande via planete.io@free.fr,
- spécifiez l’auteurE, l’édition, le format poche s’il existe,
- indiquez également votre téléphone afin d’être prévenu de l’arrivée de la commande ou de la disponibilité des livres en librairie,
- si vous souhaitez un conseil de lecture, n’hésitez pas à nous téléphoner au 0299793514, nous écrire via planete.io@free.fr, messenger ou simplement passer entre 11h et 14h et de 17h à 19h,
- les paiements sont préférables en CB ou en chèque.

Courage et amitiés à touTEs,

Le programme qui aurait dû avoir lieu au mois de novembre, la plupart des rencontres sont simplement reportées.

  

Jeudi 19 novembre 2020, Jeu de Paume, 18h30 : Caroline Ibos

La librairie propose de discuter avec Caroline Ibos autour du Care  et notamment du livre auquel elle a contribué avec un collectif d'autrices (Aurélie Damamme, Pascale Molinier et Patricia Paperman) :"Vers une société du care - Une politique de l'attention" (éditions Le Cavalier bleu, 2019). Nous avions déjà reçu l'universitaire pour son travail pertinent et novateur  sur les relations entre les "nounous"et leurs employeuses notamment, et dont le livre "Qui gardera nos enfants ?  : Les nounous et les mères" (Flammarion, 2012) avait marqué les esprits. Nous poursuivons donc aujourd'hui avec Caroline Ibos à cerner et construire les enjeux et perspectives du Care et de son école française.

  

Jeudi 12 novembre 2020, librairie, 18h00 : Anselm Jappe

Nous retrouvons avec toujours beaucoup d'intérêt et de curiosité le philosophe Anselm Jappe autour de son actualité éditoriale récente et la parution de deux livres ; « Béton : arme de construction massive du capitalisme »  (L’Échappée, novembre 2020) et « De virus illustribus - crise du coronavirus et épuisement structurel du capitalisme » (Crise est critique, août 2020) :

« La crise du coronavirus sonnera-t-elle le glas du capitalisme, la fin de la société industrielle et consumériste ? Certains le craignent, d'autres l'espèrent. Avec l'épidémie, un facteur de crise inattendu est apparu - l'essentiel n'est pourtant pas le virus, mais la société qui le reçoit. Le Covid-19 est l'accélérateur mais pas la cause de l'aggravation de la situation de crise globale de la société capitaliste mondiale. Il faut donc tenter de comprendre le lien entre la situation et l'épuisement structurel du capitalisme qu'a mis en lumière la théorie critique de la valeur depuis les années 1960. Le processus de crise fondamentale doit être le point de départ de l'analyse et de la réflexion sur la corona-crise. »

 


Jeudi 05 novembre 2020, librairie, 18h00 : Natacha Michel et Robert Linhart

Figure du paysage militant de la gauche française, et des "Maos" en particulier, Natacha Michel non sans être également écrivaine nous parlera du politique, de sa vie avec la politique justement qu'elle retrace dans son livre "Le roman de la politique" (La Fabrique, octobre 2020). 
Il s'agira d'en discuter bien entendu...
"Comment pendant quarante années, au travers de deux organisations, Sylvain Lazarus, Alain Badiou et moi-même, avec nos camarades, nous avons voulu rendre justice à notre temps. Notre temps fut celui de ceux que l’on nomma les Maos. À savoir ceux qui, devant la catastrophe que fut l’URSS, cherchèrent une autre voie pour la justice et l’égalité. Avec les ouvriers d’usine, les gens des quartiers et l’épopée des sans-papiers. Alors la nuit s’abrégeait."
Nous sommes très heureux de recevoir également Robert Linhart (fondateur de l'UJC-ML et de la GP) lors de cette rencontre, rappelons que RL est l'auteur d'un livre phare des années 68 "L'Établi" (Minuit, 1978).

Jeudi 29 octobre 2020, jeu de Paume (salle à l’étage, entrée par le portail principal), 18h : Théâtre Io, la compagnie La Poudrière présente « Jade999 »


Le spectacle dure 1h, concerne tous les publics, commence à 18h et sa jauge est de 25 personnes maximum.


Présentation :

Trois êtres pris dans les mailles consuméristes de la rencontre obsolescente par internet, pris dans une contemporanéité où ils se mettent à parler, ils ont la nécessité de dire cette rencontre dans ses mensonges, ses répétitions, ces non-dits, le jeu dangereux de R., la philosophie matérialiste de "Jade999", l’angoisse de E, un triptyque où les solitudes doivent se dire pour raconter réciter, reprendre, transformer, les dires les faits d’une histoire commune, et peut-être la faire au moment où ça se dit. L’espace est sans doute insaisissable car fluctuant le temps n’est pas plus palpable non plus, les corps doivent se dire, les bouches profèrent des mots que le trio doit coudre pour former une histoire, celle que tous attendent dans la télé-réalité de la vraie vie, une histoire d’amour...

La proposition :
"Jade999" est le deuxième pan du triptyque de trois monologues "Les Hommes volants" composé également de "To meet met met O..." et "Luce in the sky with diamonds". Jade999 met en avant la femme : l’autre narration de la rencontre. Le spectateur découvre la femme comme sortie d’un accident, ou juste avant l'accident qu’elle provoque. Elle semble prise de panique à l’idée de narrer sa rencontre avec R., femme intellectuelle, acculée à la nécessité matérielle, elle accepte un contrat avec un site de rencontre pour devenir assistante sexuelle au Sav. Complètement en inadéquation avec son nouveau métier, incapable de s’en sortir, elle livre et expérimente des sentiments paradoxaux, le devoir, le mépris de soi-même, la sympathie avec la gente humaine. Elle fait partie du marasme humain dans sa difficulté à aimer ou même à convoquer le mot amour....
La comédienne :
Nadège Cautenet, rencontrée lors des soirées poétiques de la librairie, romancière et psychologue, a participé à la première du Petit Théâtre Io comme lectrice sur "Une maison de poupée" d’Ibsen, après cette première collaboration sensible, Odila Présulmé lui propose d’interpréter "Jade999".

++++++ Nous proposons, le dernier jeudi de chaque mois, à partir de 18h, durant 1 heure, une mise en mot théâtrale dans l’espace de la librairie, de la cour extérieure, voire en face au jeu de Paume.

Voilà le théâtre de la librairie planète io qui naît !

Nous imaginons un théâtre sans rideau de scène, un théâtre dont les scénographies seront les mots des livres qui peuplent la librairie, un théâtre qui embrasse les questionnements que nous défendons.

Le théâtre io ne prend pas de place, il donne et met en lumière des pensées, des témoignages des vastes mondes, des clivages, des confluences et des désirs qui les peuplent.

Et quand bien même le théâtre ne change rien au monde, le théâtre io est la possibilité d'une île à toutes les écritures, sociologiques, philosophiques, anthropologiques, poétiques ou théâtrales. ++++++



Jeudi 15 octobre 2020, librairie, 18h00 : Yann Forestier


Nous débattrons avec Yann Forestier, professeur d’histoire, chercheur à Rennes II, de questions éducatives autour de son livre « L’école en perspective - Brève synthèse des apports récents de la recherche sur les questions éducatives » (L’Harmattan, sept 2020).

Nous enrichirons la discussion avec deux parutions récentes qui nous semblent faire sens ensemble : « Faire (l’)école » aux éditions du Commun (aout 2020) et « l'éducation aux temps du coronavirus » aux éditions de La Dispute (octobre 2020).



 Jeudi 1 octobre 2020, librairie côté cour, 18h : Mathieu Blard

Après avoir reçu Philippe Borsoï et son roman « Debout ! » en juin, nous continuons avec plaisir d'explorer et d’accueillir le catalogue de la dynamique maison d'édition rennaise Mané Huily, qui cette fois-ci nous propose le tout dernier roman du tout jeune romancier Mathieu Blard : « Jeunesses de France » (septembre 2020). Une rencontre avec des lectures « live » de comédienNEs !

Un roman de « tess » comme on ne dit pas encore, qui en suivant un personnage sortant de prison parle de la France d'aujourd'hui, de celle d'en bas, d'à-côté, d’ailleurs… On a bien aimé l'avant-propos qui ne résume pas le livre mais qui en donne l’atmosphère : 

« Être un mâle dans une société patriarcale, c'est à chier aussi. 

J’écris chez les faibles parmi les dominants. Je le revendique et m'en excuse à la fois. Et j’ai piqué l’anaphore à Virginie Despentes. 

J’écris du côté des tocards, des ratés, des pas grand- chose, des négligeables, des pas stylés, des pas virils, de ceux qui chialent quand ils voudraient faire les durs, de ceux qui font les durs quand ils voudraient chialer, des à peu près, des alcooliques, des toxicos, des médiocres, des trop tendres, des pédés, des trans, des asexuels, des touchants, des pas beaux, des trop grands, des petits gros (…) 

J’ai piqué l’anaphore à Despentes parce qu'on ne peut pas faire mieux et qu’elle a raison sur toute la ligne. Être un mâle, c’est à chier quand la société n’est pas égalitaire, mais c'est moins dangereux qu’être une femelle. J’écris de chez les faibles parmi les dominants. Je le revendique et m’en excuse à la fois. »

la minuscule galerie a le plaisir de vous présenter


Table, chaise et lampe

de

Romain Le badezet




du 23 septembre au 20 novembre


Romain Le Badezet


la minuscule galerie chez Planète Io

7, rue Saint Louis à Rennes

06.11.16.75.25


la minuscule     



Samedi 26 septembre 2020, esplanade du champs de mars : fête des possibles

Nous participons à la Fête des possibles avec un attirail de livres traitant de l'écologie, de la pandémie, des sciences humaines et le dernier opus du collectif Attac : « Manuel d'histoire du futur : 2020-2030 : comment nous avons changé de cap », paru aux éditions de l'Atelier au mois d'août.

 


Vendredi 25 septembre 2020, librairie, 20h30 : compagnie Kouliballets

Nous nous retrouvons à nouveau et avec plaisir avec nos amiEs de Kouliballets pour une lecture de textes et de poésies.

Sylvie Rioual, Philippe Robert, Anne Sophie Guillaume et Morgane Rey seront de la partie-y !

Un beau voyage en prévision, avec pour escales, l'univers de chaque écriture.

À bientôt pour cette traversée d'un soir...

Jeudi 24 septembre 2020, côté cour, à 18h : Petit Théâtre Io avec Jean-Luc Bansard

Le spectacle dure 1h, concerne tous les publics, commence à 18h et la jauge est de20 masques maximum.

Jean-Luc Bansard est metteur en scène, comédien et fondateur du théâtre du Tiroir à Laval (53).

Il est invité ce dernier jeudi du mois de septembre à présenter un projet, un texte nu, sans scénographie. Il a choisi un auteur méconnu du siècle dernier, Jehan Rictus (1867-1933), et l’un de ses rares écrits : « Le Cœur populaire ou le soliloque d’un pauvre ».

Dans une langue inoubliable, où se mêlent le Picard boulonnais, l’argot des faubourgs, le parler montmartrois, Jehan Rictus tisse les images et les pensées des gens simples de son temps. En particulier, il donne la parole à ces sans voix et sans logis qui dorment encore aujourd’hui (malgré les annonces présidentielles) sous des porches, dans des cartons, ceux-là et celles-là même qui vous tendent leurs sébiles contre un sourire ou une pièce.

Si on les écoute, ils ou elles vous diront la vie de ceux et celles qu’ils et elles côtoient la nuit ou au petit jour, les prostituées, les enfants battus, les ouvriers des faubourgs...

La radio des trottoirs d’antan ! Écoutons-les, au moins une fois, sans détourner le regard.

++++++
Nous proposons, chaque jeudi, à partir de 18h, une fois par mois, une forme théâtrale dans l’espace de la librairie ou de la petite cour extérieure.
Voilà le théâtre de la librairie Planète Io qui nait !
Nous imaginons le théâtre comme une mixité de pensées à rendre au spectateur.
Les scénographies de notre théâtre ce seront les mots des livres qui peuplent la librairie, des textes forts qui embrassent les questionnements que nous défendons.
Le petit théâtre de la librairie ne prend pas de place, il donne et met en lumière des pensées, des témoignages des vastes mondes, de leurs clivages, de leurs confluences, de leurs désirs.
Et quand bien même le théâtre ne change rien au monde, le petit théâtre est la possibilité d’une île à toutes les écritures, sociologiques, philosophiques, anthropologiques ou théâtrales.
Et comment faire du théâtre aujourd’hui où les espaces de représentation et le nombre de spectateurs sont réduits ?
++++++





Vendredi 28 aout 2020, Jeu de Paume, 15h30 : Sibylle Gollac

Sociologues et assumant une approche féministe, Sibylle Gollac et Céline Bessière « étudient depuis 20 ans [les] arrangements économiques dans des familles ordinaires de la France contemporaine, depuis les plus modestes jusqu’aux plus fortunés. » Dans "Le genre du capital", publié aux éditions La Découverte en 2020, elles reviennent sur la manière dont la société de classe se reproduit grâce à l’appropriation masculine du capital.

Pour ce faire, elles s’appuient sur des monographies de famille, l’exploitation de données statistiques issues des enquêtes patrimoine de l’INSEE ainsi que sur des matériaux recueillis auprès d’avocat-e-s et dans les tribunaux à l’occasion de l’enquête collective qui a donné lieu à l’ouvrage "Au tribunal des couples" (Odile Jacob, 2013).


> Lire des extraits, dont l'éclairante introduction : 


https://fr.calameo.com/read/00021502221f5cccf8ef6


Jeudi 27 aout 2020, côté cour, à 18h : Ouverture du théâtre de la librairie Planète Io

Nous proposons, chaque jeudi, à partir de 18h, une fois par mois, une forme théâtrale dans l’espace de la librairie ou de la petite cour extérieure.

Voilà le théâtre de la librairie Planète Io qui nait !

Nous imaginons le théâtre comme une mixité de pensées à rendre au spectateur.

Les scénographies de notre théâtre ce seront les mots des livres qui peuplent la librairie, des textes forts qui embrassent les questionnements que nous défendons.

Le petit théâtre Io ne prend pas de place, il donne et met en lumière des pensées, des témoignages des vastes mondes, de leurs clivages, de leurs confluences, de leurs désirs.

Et quand bien même le théâtre ne change rien au monde, le petit théâtre est la possibilité d’une île à toutes les écritures, sociologiques, philosophiques, anthropologiques ou théâtrales.

Et comment faire du théâtre aujourd’hui où les espaces de représentation et le nombre de spectateurs sont réduits ?


La première de la première année du théâtre de la librairie est pour sa cofondatrice : OdilaPrésulmé.

Son matériau pour faire scène se compose de trois textes : 

« La suite de l’Histoire » de Geneviève Fraisse (Seuil, 2019), « Une maison de Poupée » d’Henrik Ibsen paru en 1879 et « King Kong Théorie » de Virginie Despentes (Grasset, 2006).

Des textes forts, embrassant les féminismes et les questions du corps dans le langage. 

Selon Geneviève Fraisse la lutte pour la libération et l’émancipation de la femme revêt historiquement deux versants, l’un politique (« pour toutes ») et l’autre individuel (« pour chacune »). 

Notre première proposition de théâtre s’intéressera à rendre compte du geste créateur féminin, le côté « pour chacune » donc. 

Convoquer Nora et sa maison de poupée c’est ensuite marquer l’histoire féministe du subversif désir de liberté, précurseur d’un XXème siècle de luttes. 

Convier enfin les « bad lieutenantes » de Virginie Despentes, c’est encore faire savoir que d’autres maisons de poupées se construisent encore pour les femmes malgré tous les chemins parcourus. 

Une triple lecture où le cadre posé par la philosophe Fraisse permet de comprendre Nora et son désir de déconstruire la maison de poupée. 

La jactance contemporaine d’une Despentes dévoile quant à elle un horizon bien pus radical : l’abolition de l’idéal féminin…

Du samedi 18 juillet à fin septembre 2020, côté rue, horaires d'ouverture : l'illustration de mode vu par Hassiba Kessaci

Hassiba Kessaci est illustratrice de mode basée, à Rennes.
Elle expose à la librairie, jusqu'à la fin du mois de septembre, des monotypes à l'encre de Chine et de couleur. 
Hassiba Kessaci s'inspire naturellement des collections, mais également de tous les arts visuels.
Son travail aux lignes délicates laisse la couleur saturer le cadre de l'estampe.
La mode et ses multiples supports sont pour Hassiba une façon joyeuse et complexe d'envisager et d'appréhender l'autour de soi..

Jeudi 09 juillet 2020, à la librairie, à 18h : rencontre avec Malek Mahrat


Malek Mahrat est également président de l'association franco-syrienne "Emisa Homs" et présente son livre-témoignage "Homs", paru en 2013 aux éditions Hedna.


"Ce livre raconte l’histoire de mon parcours depuis le Moyen Orient jusqu’en Europe. Naturalisé Français depuis une dizaine d’années, j’ai décidé, aujourd’hui, de partager avec les lecteurs cette aventure qui, depuis le départ de mon pays natal, la Syrie, m’a conduit vers la France.. Je parlerai bien sûr de cette terre d’origine où j’ai grandi et travaillé. Car oui, j’aime mon pays. Ma mémoire ne l’a jamais abandonné.

Ces lignes que je vous invite à parcourir, relatent mon itinéraire composé de tous les évènements que j’ai réellement vécus, en Syrie d’abord, puis en Libye et enfin en terre française. Lorsque la guerre a éclaté, les réfugiés ont commencé à débarquer en France. J’eus dès lors le projet de créer une association qui les assisterait. Mon intention première consistait, en priorité, à orienter, conseiller et soutenir ceux qui, ne pouvant fuir la guerre, survivaient là-bas au milieu des décombres et dans la terreur.

Nos actions concernaient surtout les enfants, les femmes et les vieillards. Cette population restait la plus exposée et la plus menacée par les violences au cœur de ce conflit. C’est ainsi qu’est née l’association Emisa-Homs que j’ai l’honneur de présider depuis  Mars 2012."


Samedi 18 juillet 2020, à la librairie, à 11h et 16h :  lectures avec la poétesse Marie-Josée Christien


Marie-Josée Christien présente et lit quelques unes des poésie de son recueil "Affolement du sang", préfacé par Jean-François Mathé et joliment édité chez Al Manar en 2019 et rehaussé d’encres d'André Guenoun.
Elle partagera sa poésie en deux temps et plusieurs mouvements, on espère, "en sortie de marché" à 11h et, disons, pour le goûter, à 16h !
Marie-Josée Christien est également critique littéraire, au sein du magazine « Armen », fondatrice et animatrice de la revue "Spered Gouez - L’esprit sauvage" depuis les années 90.

"Quand l’épicentre de l’insomnie
répète sans relâche
les exils du cœur
qu’espérer d’autre
que s’effacer du jour
et avancer
dans le silence
d’un visage perdu."



Vendredi 10 juillet 2020, à la librairie, à 18h : Emmanuel Glais


Hubert-Félix, le personnage principal, l’avoue lui-même : 

"Ce qui est sûr, c'est que je suis né vieux, grincheux et cynique. Comprenez donc mon empressement de rester jeune -entre guillemets- je veux dire mon désir de vieillir moins vite, pour mourir moins vieux que prévu. En quelques mots, voici mon credo  :

Être vieux jeu.

Vivre lentement.

Refuser le progrès.

Honnir le présent." 


Hubert-Félix va collecter les appareils électroniques oubliés chez ses voisins, et compte ainsi créer une économie salvatrice qui, d’une part contribuera à créer un cercle vertueux autour de lui, et d’autre part, accessoirement, lui permettra de vivre.

Avec « Quasi-lipogramme en A minor ou la réintroduction » (éditions Maïa, janvier 2020), Emmanuel Glais met en récit une sorte de roman de formation qui, malgré quelques tournures argotiques étranges et un style parfois emprunté, trace plutôt fidèlement et avec humour, "leudanla", les contours d'une société et d’un gars d’aujourd’hui. Entre amertume et désabusement..


https ://emmanuelglais.blogspot.com/


Mardi 07 juillet 2020, à la librairie, à 19h : l’écrivain Martin Danes


"Les mots brisés" (éditions de La Différence, mars 2020) s'inspire de la vie de l'un des écrivains tchèques les plus réputés de la première moitié du XXe siècle tchèque, Karel Poláček, et d'une partie de sa vie entre 1939 et sa mort en 1945.

En 1939, les nazis envahissent le pays. Comme il fait partie du Bücherkommando chargé de cataloguer les livres juifs avant leur aryanisation, Karel et sa compagne Dora Vanakova échappent à la déportation. Mais en juillet 1943, ils sont envoyés à Terezin où Karel se lance dans la rédaction d'un journal...

L'ouvrage propose quelques textes inédits en français de Polácek.


Vendredi 3 juillet 2020, à la librairie, à 18h : spectacle de Daniel Devère


Daniel Devère avec une dérive étonnante crée une poétique qui tout en étant unique nous fait rire et nous émeut en même temps. Il émet toute une musique étrange et fascinante de bruits et de sons qui font frissonner nos naïvetés d'enfants. Musique des mots aussi. Daniel Devère nous rend témoins de la difficulté de vivre par nombre des thèmes qu'il aborde.


Jeudi 2 juillet 2020, côté cour, à 18h : spectacle de la compagnie Les Coriaces


"Nous, Les Coriaces, viendrons jeudi avec un reste de prospectus datant d'Aurillac 2019 ... mais ça présentera "Sans Existence Fixe". 


Un texte  :

d’après « Pochade millénariste » d’Eugène Durif

« S’il fallait trouver un sous-titre, je pensais à ‘harangue clownesque’. La force et ta façon de dire ces mots m’est restée et reste encore en moi. » (E. Durif)

« Sans existence fixe » c’est le personnage de La Gueulante qui conte et raconte. Une Sans-existence-fixe, une égarée, une saltimbanque enthousiaste et sans flouze. Elle erre quelque part, peu importe le lieu… elle raconte avec dérision son quotidien, des bribes de vie … acerbes, drôles et touchantes …

Un court extrait  :

La Gueulante  : « Je trouve que ce spectacle va manquer de franche gaieté. Il faudrait des histoires de noces, de banquets… moi j’en connais de franchement drôles. Il ne faudrait pas me pousser beaucoup pour que je me laisse aller à vous raconter quelques unes de derrière les fagots. Bon d’accord, je n’insiste pas… 

Au moins une petite alors … C’est quelqu’un qui décide de se pendre. Il se met la corde au cou, balance un coup de pied dans le tabouret. Manque de chance la corde casse. Il se dit que c’est un signe du destin, un message venu de là-haut. Alors il prend une bible et se dit je vais l’ouvrir au hasard et la première phrase que je lirai sera un précepte auquel je me conformerai absolument. Il ouvre la bible et la première phrase sur laquelle il tombe est  : repens toi … J’ai toujours rêvé d’être un boute-en-train ».


Une vidéo  :

https ://www.youtube.com/watch?v=heEGjI958L0


Et notre site tout nouveau  :

http ://lescoriaces.fr/ 


Bises et à bien vite !

Cécile & Romain



Samedi 20 juin
2020, côté cour, à partir de 19h: lectures à 3 voix du nouveau récit de Philippe Borsoi, "Debout!"

Tout est dit dans le titre, venez nombreux et nombreuses.. Les lectures de passages du livre, paru en juin aux éditions Mané Huily, seront assurées par Suzanne Héleine, Serge Saint-Eve et François Oguet.


Du jeudi 14 mai, au jeudi 25 juin 2020, devant la librairie, à partir de 18h: les jeudis poétiques dans la rue

…parce qu’il fait beau au printemps !

….parce que le confinement c’est fini !
…parce que comme l’énonce le slogan: la rue est à nous !
….parce qu'on a envie de se voir !

Nous engageons une série de manifestations chaque jeudi dans la rue, en dehors, à côté, autour de la librairie, dans cette petite rue Saint Louis.
Nous avions commencé le jeudi 14 mai « en sortie de confinement » avec des poètEs, debouts, gênant le passage, des comédienNEs sans théâtre et vous également… Et c’était plutôt réussi et réjouissant d’entendre vos textes, vos récits, vos poèmes, dans le respect des règles sanitaires naturellement !
Nous continuons donc chaque jeudi (jusqu’au vacances ?) à faire entendre vos vives voix tout du long de la rue jusqu’à la Place Sainte-Anne...


Vendredi 22 mai 2020, côté rue, à 20h30: lecture musicale des "Jours Heureux" et débat avec el Théâtre du tiroir

« Les jours heureux » est le nom donné à l’origine au fameux programme du Conseil National de la Résistance. Il s’avèrera depuis lors être un projet social complet d'égalité d'accès aux besoins humains élémentaires. Il est aujourd’hui mis à mal par des décennies de politiques néo-libérales destructrices des biens communs.
Et justement, qu’est ce qui mérite d’être défendu si ce n’est ce beau projet qui parlait du droit à la santé, du droit au logement, du droit à l'éducation, des droits finalement pour touTEs à vivre sereinement, épanouis et possiblement heureux !
Le comédien et metteur en scène Jean-Luc Bansard, fondateur du Théâtre du Tiroir à Laval, et sa troupe lisent, chantent et adaptent à leur manière ce texte fondamental au titre sonnant la fantaisie et l’espoir.
Ajoutons qu’il s’agit d’un spectacle musical complet puisque Jean-Luc Bansard s’accompagne de Claire Vial à l’alto et d’Olivier Messager au chant, piano, accordéon et hang !
Autour de 21h nous débattrons (dans le respect des règles sanitaires) et mettrons en regard de l’actualité l’esprit initial du texte.
Nous diffuserons ensuite (toujours dans la rue) le film de Gilles Perret, « Les jours heureux », sorti en salle en 2013.
Nous organisons cette soirée en partenariat avec le « collectif rennais des Jours heureux ».

> Theatre du tiroir


ChèrEs touTEs,

La crise sanitaire actuelle est exceptionnelle par sa nature et son ampleur, entraînant un ralentissement économique dont les conséquences restent difficiles à évaluer.
Nous, petite librairie indépendante, ne sommes pas certain de pouvoir nous maintenir en terme de trésorerie plus de quelques mois.
Les mesures de confinement à l'oeuvre depuis plusieurs semaines mettent non seulement la librairie en danger mais fragilise son existence même. Cette situation inédite a également pour effet de nous affecter touTEs dans nos pratiques d'échanges nouées autour du livre et de ses auteurEs.

La librairie, fondée par Bernard Vallée accompagné de Bernadette Vallée-Seigneur en 1985 à Laval s'est déplacée à Rennes en 1995. L’idée première est de faire vivre, au-delà d’un simple commerce, un espace ouvert, un lieu de partage et de réflexions, en témoigne la tenue des Rencontres d'Eté chaque fin août depuis 2000 et de multiples propositions d'échanges avec des auteurEs tout au long de l'année.
La librairie s'est en effet toujours imaginée comme un lieu favorisant les possibilités d’émancipation tant collectives qu’individuelles au travers d'échanges, d' idées et de livres. Que le lecteur en rencontrant l'auteurE devienne aussi producteur !
Diffuser et partager des connaissances parfois exigeantes au plus grand nombre fait évidemment écho à une transmission populaire mais également à une certaine façon d’imaginer du commun, voire des majorités politiques.
Dans ce sens, nous avons sans relâche à cœur de rendre visible l'édition indépendante et ses auteurEs, mais encore de soutenir les artistEs à qui nous offrons une vitrine et des possibilités d'expérimentations au sein de notre certes petit espace. Nous souhaitons bien sûr poursuivre cette dynamique, d’autant que l’importance de lieux alternatifs aux institutions nous semblent une nécessité non seulement pour respirer un autre air que celui du consensus bienveillant, mais pour faire politique, ensemble.
 
Pour continuer à persister nous avons aujourd'hui besoin de vous !

A l'opposé d'un modèle calqué sur Amazon et son monde « ubérisé », nous souhaitons favoriser les circuits courts et solidaires en créant une sorte de « panier-lecture », en l'occurence verser à la librairie une somme d'argent correspondant à des achats ultérieurs de livres.
En adhérant à ce projet, il s'agit simplement de faire une avance de trésorerie concernant vos futurs choix de lecture, les livres proposés à la librairie ou vos commandes, et contribuer de la sorte à notre pérennité.
Nous avons estimé un prix plancher de 25€ par « panier-lecture », renouvelable plusieurs fois par année.
Libre à vous de doter ce « panier-lecture » d'une somme plus importante, et ainsi nous soutenir vigoureusement !
S'inscrire via planete.io@free.fr (nom, téléphone), envoi de chèques (pour des virements, nous contacter ) par voie postale à : Librairie Planète Io, 07 rue Saint Louis 35000 Rennes.

Pour le redémarrage, nous avons bien sûr des projets, des idées de rencontres dont nous vous tiendrons informés dans une prochaine lettre.
Nous faisons par ailleurs appel à tous types de propositions pour constituer un front commun enthousiaste et créateur.
Nous aspirons enfin avec la création depuis quelques mois d'une structure informelle, ouverte et poreuse, « Les amiEs de la librairie Planète Io », à faire évoluer la librairie vers un modèle plus coopératif ; permettre à chacunEs de trouver une place et d'exprimer des projets sous forme d'évènements et/ou simplement de participer à la routine de la librairie.

Qu'il n'y ait pas de « jour d'après » comme dans toute bonne fiction catastrophiste ne nous empêchera nullement de continuer à inventer les contours d'un aujourd'hui et d'un demain.

Un beau printemps à nous touTEs..






la minuscule galerie a le plaisir de vous présenter

Atlas
de
Cécile Rescan



Du 11 mars au 15 avril 2020
Vernissage "Retour de marché" Samedi 21 mars  à 12h00.

Fragments et micro-sillons, assemblage de linogravures à la frontière d'espaces sensibles. Les sillons gravés viennent saisir lignes de fuite et croisements. Les rehauts s’ajustent à l’impression pour cerner la lumière, figer l’instant. Au travers du tracé de ces routes, intersections, lieux autres, lisières, frontières, lignes de partage, reflets, il s’agit d’amener le regard vers la capture d’un instant. Tenter de saisir des images fantômes, à la limite de l’effacement. Déterminer des points de bascule, des balises, entre absence et présence. Si la figure humaine est présente, elle n’est que discrétion, silhouette suivant une ligne d’exil.  



la minuscule galerie chez Planète Io
7, rue Saint Louis à Rennes
06.11.16.75.25
laminuscule.blogspot.fr      


Samedi 28 mars 2020, à la librairie, 11h et 16h: Marie-Josée Christien

Marie-Josée Christien présente son recueil de poésie « Affolement du sang » (avec des encres d'André Guenoun, éditions Al Manar, 2019) en deux temps.
Deux fois dans la journée, elle lira et discutera de sa poésie, "en sortie de marché" à 11h, et à 16h.
Marie-Josée Christien est également critique littéraire, au sein du magazine « Armen » notamment, fondatrice et animatrice de la revue « Spered Gouez - L’esprit sauvage » depuis les années 90.

Jeudi 26 mars 2020, salle du jeu de Paume, 18h : Caroline Ibos

Dans le cadre des "journées des droits des femmes" organisées par Rennes métropole, la librairie propose d'échanger avec Caroline Ibos autour de son livre "Vers une société du care-Une politique de l'attention" (éditions Le Cavalier bleu, 2019) qu'elle coécrit avec un collectif d'autrices, Aurélie Damamme, Pascale Molinier et Patricia Paperman.
Nous avions déjà reçu l'universitaire pour son travail pertinent et novateur sur les relations entre les "nounous"et leurs employeuses notamment, nous poursuivons donc à cerner et construire les enjeux et perspectives du Care.

À propos du Care.