la minuscule galerie a le plaisir de vous présenter

Atlas
de
Cécile Rescan



Du 11 mars au 15 avril 2020
Vernissage "Retour de marché" Samedi 21 mars  à 12h00.

Fragments et micro-sillons, assemblage de linogravures à la frontière d'espaces sensibles. Les sillons gravés viennent saisir lignes de fuite et croisements. Les rehauts s’ajustent à l’impression pour cerner la lumière, figer l’instant. Au travers du tracé de ces routes, intersections, lieux autres, lisières, frontières, lignes de partage, reflets, il s’agit d’amener le regard vers la capture d’un instant. Tenter de saisir des images fantômes, à la limite de l’effacement. Déterminer des points de bascule, des balises, entre absence et présence. Si la figure humaine est présente, elle n’est que discrétion, silhouette suivant une ligne d’exil.  



la minuscule galerie chez Planète Io
7, rue Saint Louis à Rennes
06.11.16.75.25
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Samedi 28 mars 2020, à la librairie, 11h et 16h: Marie-Josée Christien

Marie-Josée Christien présente son recueil de poésie « Affolement du sang » (avec des encres d'André Guenoun, éditions Al Manar, 2019) en deux temps.
Deux fois dans la journée, elle lira et discutera de sa poésie, "en sortie de marché" à 11h, et à 16h.
Marie-Josée Christien est également critique littéraire, au sein du magazine « Armen » notamment, fondatrice et animatrice de la revue « Spered Gouez - L’esprit sauvage » depuis les années 90.

Jeudi 26 mars 2020, salle du jeu de Paume, 18h : Caroline Ibos

Dans le cadre des "journées des droits des femmes" organisées par Rennes métropole, la librairie propose d'échanger avec Caroline Ibos autour de son livre "Vers une société du care-Une politique de l'attention" (éditions Le Cavalier bleu, 2019) qu'elle coécrit avec un collectif d'autrices, Aurélie Damamme, Pascale Molinier et Patricia Paperman.
Nous avions déjà reçu l'universitaire pour son travail pertinent et novateur sur les relations entre les "nounous"et leurs employeuses notamment, nous poursuivons donc à cerner et construire les enjeux et perspectives du Care.

À propos du Care.



Vendredi 13 mars 2020, à la librairie, à 19h: Guénolé Dufeu

Guénolé Dufeu est né le 17 mars 1978 à Rennes. Il a passé son enfance dans la baie du Mont-Saint-Michel, et à travers l’Europe et le Maroc. Après des études de Lettres, d’anglais et d’arabe, il séjourne en Tunisie, en Syrie, au Liban, en Turquie, au Japon, puis en Californie, tout en retournant régulièrement dans le sud du Maroc. À son retour, il habite à Paris, dans les Hauts-de-Seine, et en Normandie, avant de revenir en Bretagne en 2010, où il se consacre à l'écriture. Ses recueils de poèmes ont été publiés chez Henry des Abbayes  à Fougères. Il peint et dessine depuis l'adolescence en autodidacte".
Un de ses poèmes : Gun song :

Mon amour
Tais-toi
Et perdons-nous
Dans ce crépuscule bleu
Comme tu me l'as promis

Ne regarde pas la lumière
Elle serait trop brillante

Laissons ce monde parfait
Derrière-nous
Une bonne fois pour toutes

Comme je vois les flammes
Trembler dans tes yeux
Et sur ton corps
Je veux jouer ce jeu
Et je me fiche du reste

Si loin
Dans cette nuit
Amusons-nous

Montre-moi
Comment utiliser ce revolver
Et montre-moi la lumière
Du soleil levant

Dépêche, dépêche-toi

Je veux jouer ce jeu
Tue-moi encore
Dans le cristal bleu
De cette belle de nuit
Et quand c'est fait
Montre-moi
Tes beaux yeux
Au soleil qui se lève

Dépêche, dépêche-toi
Je veux jouer ce jeu
Tire
Et levons-nous
Dans le soleil levant
Une bonne fois pour toutes."


Jeudi 12 mars 2020, à la librairie, à 18h30: Olivier Jarno

Trois jours avant le premier tour des élections municipales, la librairie invite Olivier Jarno à discuter de son premier roman "La fin d'une époque" (éditions Spinelle, 2019), fiction politique évoquant les premiers pas d'un maire nouvellement élu.
Olivier Jarno est fonctionnaire territorial et se passionne pour la politique locale, qu'il observe attentivement depuis de nombreuses années.



Samedi 07 mars 2020, à la librairie, à 18h: session close de Juliette Divry

L’association Allégories Acoustiques inaugure des rencontres régulières à la librairie en recevant la violoncelliste Juliette Divry.
Ces « sessions close » auront une fréquence trimestrielles.
Juliette Divry présente  « Suuij », un projet solo violoncelle et voix.
« Suuij » est une balade contemplative dans les recoins infinis de notre imaginaire, tantôt mystérieux, tantôt doux, et parfois inquiétant. L’artiste nous transporte avec sa voix, son souffle et son violoncelle, vers un paysage intime à la fois tendre et dangereux.



Jeudi 05 mars 2020, à la librairie, à 18h: Jean-François Yon et le Mouvement National de Chômeurs et Précaires 35

C’est au travers du livre coordonné par Jean-François Yon, « Chômage, précarité: halte aux idées reçues ! » paru aux éditions de l’Atelier en 2017 et relatant la forte implication des mouvements de chômeurs et précaires dans les luttes sociales depuis les 30 dernières années, que nous questionnerons les raisons de l’absence manifeste, ou relative,  de ces derniers au sein des mouvements sociaux actuels.
Pour ce faire, Jean-François Yon accompagné de membres de l'association Tandem (antenne locale du Mouvement National de Chômeurs et Précaires) viendra présenter son livre et le confronter aux situations actuelle.
Nous aborderons notamment  l'expérience de Tandem concernant la diversité des situations des chômeurEs et les actions concrètes de l'association: parrainages, comment faire face au chômage et plus généralement quelles actions pour défendre ses droits.
À noter aussi l'engagement du réalisateur anglais Ken Loach qui s'est associé à l'initiative en préfaçant l'ouvrage. 


Jeudi 20 février 2020, à la librairie, à 18h00 : Raphaël Kempf

Avocat au barreau de Paris, Raphaël Kempf défend depuis plusieurs années manifestantEs et activistes victimes de la répression d’État, des gilets jaunes aux militantEs politiques.
Avec son livre « Ennemis d'État - Les lois scélérates, des anarchistes aux terroristes » (éditions, La Fabrique, 2019), Kempf trace un parallèle troublant mais instructif entre la fin du XIXème et notre époque.
Entre une Troisième République marquée par les attentats anarchistes qu’elle réprima notamment avec les susnommées « lois scélérates », fortement liberticides et combattues notamment par un Blum qui estimait qu’« elles blessent l’humanité en ce qu’elles peuvent punir des travaux forcés une amitié ou une confidence, et de la relégation un article de journal », et une Cinquième République qui fait entrer l’état d’urgence dans le droit commun.
Elles ont en commun une justice expéditive, des comparutions immédiates, des délits de « groupement en vue de commettre des violences » qui permettent de condamner sur une intention supposée et non plus sur des faits…

Vendredi 14 février 2020, à la librairie, à 18h00 : éditions Coppélia Press

Les éditions Coppélia Press, Elsa Quintin, Ivan Samokrutkin et leurs auteurEs investissent la librairie avec des sons, des histoires, des couleurs et des dessins.
Coppélia est un projet opérant des mouvements entre arts visuels, arts sonores et littérature que nous vous proposons de découvrir au travers de ses publications et de ses auteurEs.

Programme:

Présentation des publications par les éditeurs et les auteurEs présentEs
Expositions des projets visuels
Lectures d'extraits choisis
Diffusions sonores

- « Cyclus », par Delphine Priet-Maheo (Etude/Dessins): 
« Cyclus » est une série de cinq dessins présentés sous la forme d'un recueil d'images non reliées. Beauté du sommeil halluciné, proxémie des figures liées par la généalogie, anxiété claustrophobe, la charge expressive atteinte par le dessin est inouïe.

- « Estelle Marie », par Estelle Marie (Multiple image/son):
« Estelle Marie » est un multiple composé d'une série de photographies, assorties d'une pièce sonore de 18 minutes. S'y égrène un florilège de mots et d'évènements sonores proches de l'ASMR: cliquetis, éclaboussures, rumeur des vagues, mots parlés ou fredonnés, cordes grattées, bruit de l'air, choc du vent, éclat d'idée, soupirs et poumon, rires. Les timbres et tonalités de l'étendue atlantique où Estelle Marie développe ses recherches infusent la rêverie d'une promeneuse, non pas solitaire mais cousue dans le tissu du monde, un monde qui refuse de solidifier. 

- « Peu-Importe », par Antonin Druart (Roman, langue française):
Peu-Importe est un roman pensé par l'auteur comme une " bande dessinée de type Comics, mais écrite". La narration se construit tout en étant tissée à des micro récits et à une prolifération vorace de protagonistes qui la mettent en péril autant qu'ils la dopent. Les fictions plurielles sont servies par la capacité de l'auteur à figurer des scènes sans lendemains et à porter un regard amusé sur le monde, sans pathos téléguidé ou émotion facile.

- « Le songe de la couleur », par Ivan Samokrutkin (Impressions/ Série de peinture):
"Le songe de la couleur” (2016-2017) est un livre peint, de grande dimension. Le livre est composé d'une centaine de pages recouvertes par la matière picturale, livrant des sensations gestuelles et mnésiques. Ce livre a été réalisé lors de mon premier séjour en France, expérience d'abstraction linguistique et de déracinement." Certaines pages de ce livre ont donné lieu à une série de 8 impressions, qui sont autant d'humeurs et de manières d'être au monde sans langage.

- « Iconology x Fan Art, hyperthème1 », par Elsa Quintin (Etude/Dessins):
Iconology x Fan Art, hyperthème1 est une étude stylistique sous la forme d'une série de dessins réalisés à Odessa-Ukraine entre 2017 et 2019. Il s'agit du premier volume d'une série en cours portant sur l'iconologie orthodoxe orientale, ce volume aborde en particulier l'expressivité des figures et la fatigue des visages.

- « Outlier », par Max Kaario (Novella, langue anglaise):

La pratique multidisciplinaire de Max Kaario peut être qualifiée d'oeuvre ouverte. La performance, qu'elle soit sonore ou textuelle, est ici à la fois le médium de l'artiste et l'objet du chercheur. L'acuité perceptive de l'auteur se livre dès les premières lignes. Intuitive, méticuleuse, l'écriture trouve son point zéro dans le corps de l'auteur, à partir duquel il vit le monde. C'est en narrateur presque omniscient qu'il met en mouvement le lecteur, et le mène à ses côtés vers un autre corps généalogique dont il s'est mis en quête.


Mercredi 22 janvier 2020, à la librairie, à 18h30 : lecture-discussion autour de Frédéric Lordon avec Mathias Poirier

Enseignant la pédagogie Freinet, Mathias Poirier détricote de lectures en discussions la pensée de philosophes.
Il propose de poursuivre les débats qui se sont tenus lors de la venue de Frédéric Lordon à Rennes le 27 novembre 2019.
C’est donc autour de son dernier livre, « Vivre sans ? Institutions, police, argent, travail… » (La Fabrique, 2019), qu’il souhaite travailler et créer l’occasion de s'approprier une pensée qui fait dialoguer selon Mathias Poirier les articulations du Monde contemporain..


Jeudi 16 janvier 2020, à la librairie, à 18h : Benoit Coquard

Benoît Coquard viendra parler de son ouvrage « Ceux qui restent - Faire sa vie dans les campagnes en déclin » paru aux éditions La Découverte cette année. Comment vit-on réellement dans des zones dont on ne parle d’ordinaire que pour leur vote Rassemblement national ou à l’occasion du mouvement des Gilets jaunes ?
Parmi les nouvelles générations, ils sont nombreux à rejoindre les villes pour les études, puis il y a ceux qui restent, souvent parce qu’ils n’ont pas les ressources nécessaires pour partir. Ceux-là tiennent néanmoins à ce mode de vie rural et populaire dans lequel « tout le monde se connaît » et où ils peuvent être socialement reconnus. Comment perçoivent-ils alors la société qui les entoure ? À qui se sentent-ils opposés ou alliés ?
À partir d’une enquête immersive de plusieurs années dans la région Grand-Est, Benoît Coquard plonge dans la vie quotidienne de jeunes femmes et hommes ouvriers, employés, chômeurs qui font la part belle à l’amitié et au travail.
À rebours des idées reçues, il montre comment, malgré la lente disparition des services publics, des usines, des associations et des cafés, malgré le chômage qui sévit, des consciences collectives persistent, mais sous des formes fragilisées et conflictuelles. L’enquête de Benoît Coquard en restitue la complexité.

> ITW contretemps nov 2018


>> ITW france culture déc 2019

Samedi 21 décembre 2019, à la librairie, à partir de 11h : Eugène Durif
« Il était une fois ou bien deux fois plutôt qu’une
Il était une fois ou bien plusieurs »

Enfants sortez vos parents ! Toute la journée avec Eugène Durif et ses amiEs, comédienNNEs, circassieNNEs, musicienNEs… En route mauvaise troupe !!
Eugène Durif, homme de théâtre et de poésie, vient ENFIN présenter et lire ce conte pour enfants et autres êtres humains : « Carnival, le rêve d’un ogre ridicule » (éditions Tohu-Bohu, novembre 2019).
Un livre-disque superbement enluminé par le peintre Kiki Picasso, écrit par le même Durif et joué par Le Cirque-Electrique band. 
De la musique mécanique, un conte désuet et pastel, une note de peinture. Une fête foraine pixel. Un hymne aux saltimbanques.
Spectacle dans les bacs, nOw, au cirque électrique du 30 novembre au 23 décembre !

la minuscule galerie a le plaisir de vous présenter :

Partir...
de 
Agathe Halais
 

du 11 décembre au 15 janvier


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Jeudi 19 décembre 2019, à la librairie, à 18h30 : Roland Michon

Éditée aux éditions Locus Solus cette année la bande dessinée, "Brigande !, Marion du Faouët, vie, amours et mort,"  de Roland Michon et Laetitia Rouxel revient sur la vie mouvementée d'une femme révoltée hors normes.
Au XVIIIe siècles, du côté du Faouët, Marie-Louise Tromel à 23 ans devient bandit de grand chemin sous le nom de Marion du Faouêt. La Brigande a dirigé une bande qui a compté jusqu’à une cinquantaine d’hommes. On détrousse sans violence pour donner aux pauvres : 
"C’est pour ça que je parle d’elle comme d’un bandit social, explique Roland Michon. On la surnommait "finefont", ça veut dire la dissipée en breton." 
Un rêve de scénariste que cette Marion : une femme rebelle, amoureuse récidiviste, mère, bienfaitrice. 
"On a d’elle une biographie "mitée", ajoute Roland Michon, on connaît les actes de son procès, mais les trous de son histoire laissent la place au romanesque." 

>Teaser de la BD

Samedi 07 décembre 2019, à l'intérieur et à l'extérieur de la librairie, entre 11h et 15h : Yoann Boucrimel

C’est dans la rue, à coté, à l’intérieur ou en face de la librairie, son presque deux mètres juché sur un escabeau, que Yoann Bocrimel dira sa poésie. 
C’est que la cité, ses rues, ses odeurs de goudron sont une affaire intime pour le crieur !
Yoann Bocrimel vient de caser au tout début de l’été aux éditions Hedna ses mots qui fusent dans un recueil "Des os, censure et débordement". 

Un livre de poésies qu’il veut comme « une bouteille de colère affinée vingt ans, servie dans un verre de tristesse, me brûle pour, la première fois la gorge, ils voulaient m’étouffer dans ma fierté, ma haine, ma peur, je serai impudique, triste et révolté, je serai bavard ».

Jeudi 05 décembre 2019, librairie Planète Io, 18h : François Asselinier


L’écrivain et critique François Asselinier revient discuter de son livre « Pour saluer Charles Baudelaire et Charles Asselineau », paru en 2017 aux éditions Abraxas-Libris (Bécherel, 35), et c’est l’occasion merveilleuse d’entendre à nouveau la voix du "whaler" comme le surnommait l’auteur de Billy Budd.
Charles Asselineau était l’ami, l’éditeur et le critique du grand poète. 
François Asselinier est également bibliophile averti et laudateur baudelairien émérite. 
Le livre est tout à fait documenté sur l’oeuvre et la vie du chasseur de baleine, mais il révèle également un emballement pour la littérature, la langue et une tendresse jamais démentie de Francois Asselinier pour Charles Baudelaire.


Mercredi 27 novembre 2019, Rennes 2, 18h : Frédéric Lordon


Nous recevons Frédéric Lordon qui vient discuter de son dernier ouvrage « Vivre sans ? Autorité, instituions, économie… » paru aux éditions La Fabrique en octobre de cette année :

« Peut-on se passer de gouvernement, de justice, de lois et de tout ce qui veille à les appliquer ? Peut-on déserter l’économie, le travail, abolir la monnaie ? Peut-on se rendre, en somme, « ingouvernables », et vivre sans institutions qui ordonnent le collectif ? Alors que l’échec différé des expériences révolutionnaires et des tentatives réformistes laisse une grande partie de la gauche paralysée, que nos vies semblent plus que jamais saturées d’État et de capital, l’idée a le mérite de prendre la mesure de l’époque. Et son succès grandissant dans les cortèges de la jeunesse indique assez sa puissance d’attraction. Reste à vérifier si elle peut désigner une politique. Tel est le lieu du débat pour Frédéric Lordon qui entreprend, dans cette discussion, de mettre à jour les soubassements philosophiques des discours et de l’imaginaire du « vivre sans ». Il identifie ce faisant chez Deleuze, Rancière ou Badiou, les éléments d’une atmosphère intellectuelle propice à cet imaginaire, où la politique se fait rare, singulière, se cristallise dans le devenir ou dans l’Événement, devient affaire de « virtuoses » – empruntant des voies parallèles (éthique, esthétique) pour, finalement, échapper à la politique. Une « anti-politique », donc, dont on trouve l’expression la plus achevée dans la philosophie de la destitution d’Agamben, objet d’un long développement qui est aussi pour Lordon l’occasion de redéployer sa lecture de Spinoza. Pour Agamben, destituer n’est pas seulement abattre un pouvoir, c’est faire en sorte que rien ne prenne sa place… et donc que la puissance de la multitude se retienne. Impossible, répond Lordon : « la puissance de la multitude s’exerce nécessairement » et affecte les parties qui la composent. Parvenu à ce point de désaccord théorique, c’est tout l’horizon politique associé au « vivre sans », avec ses expérimentations concrètes, qui sont discutées. Un collectif peut-il se passer d’institutions ? Pas si on entend sous ce terme « toute manifestation de la puissance de la multitude ». La ZAD n’est-elle pas, sous cet aspect, une institution, avec ses normes, ses manières, sa justice ? Dès lors son existence ne donne pas tant la formule d’une « vie sans » que celle d’un gouvernement commun des conduites dictées par des affects joyeux – une forme de vie, soit une certaine configuration des institutions. Pour Lordon, au risque de malmener quelques illusions, c’est encore là la meilleure alternative à l’État du capital et à sa police. »



Vendredi 15 novembre 2019, à la librairie, à partir de 18h30 : Floréal M. Roméro

Avec « Agir ici et maintenant » (éditions Du Commun, octobre 2019), Floréal M. Roméro dresse le portrait du fondateur de l’écologie sociale et du municipalisme libertaire. Il retrace son histoire, son cheminement critique et politique. De l’Espagne au Rojava, en passant par le Chiapas, l’auteur propose, à partir d’exemples concrets, des manières d’élaborer la convergence des luttes et des alternatives pour faire germer un nouvel imaginaire comme puissance anonyme et collective.
Essai autant que manifeste, ce livre est une analyse personnelle et singulière de la pensée de Bookchin qui trouve une résonance bien au-delà de l’expérience de l’auteur. Il apporte des conseils pratiques pour sortir du capitalisme et ne pas se résigner face à l’effondrement qui vient.

Floréal M. Roméro viendra en discuter avec son éditeur Du Commun..


Mercredi 13 novembre 2019, à la librairie, à 18h30 : Mathias Poirier


Enseignant la pédagogie Freinet, Mathias Poirier détricote au cours de lecture-discussion les pensées d’auteurs qui lui sont chers. Ce fut le cas l’année dernière avec Spinoza.
Aujourd’hui, c’est autour du dernier livre de Frédéric Lordon « Vivre sans ? » (La fabrique, 2019) qu’il souhaite travailler et créer l’occasion selon lui de s'approprier une pensée qui fait dialoguer la ZAD et Spinoza.



Vendredi 08 novembre 2019, à la librairie, à partir de 18h : Marc Faysse



Avec « La communale » paru aux éditions Du Commun en avril 2019,  Marc Faysse via le regard sincère et un brin distant de son narrateur Achille signe un premier récit enthousiaste de sa période rennaise. On suit les parcours d’un groupe d’amis soudés par la militance et la joie de vivre en commun. 
Nous reviendrons notamment lors de cette rencontre sur la notion de militant avec un interlocuteur "connoisseur" des éditions Pontcerq..


Jeudi 07 novembre 2019, à la librairie, à partir de 18h : Jacques Lancier

Écrit à plusieurs mains, « Gilets jaunes, jacquerie ou révolution » traite bien évidement du large et profond mouvement social en cours.
Scénario de l’essence en 2018 : une jacquerie comme en 1548 ? Une révolution comme en 1789 ? Ou bien encore, pourquoi pas, la convocation des États généraux sans la Révolution ?
Jacques Lancier l’un des contributeurs, avec notamment le très juste Alain Lipietz, revient sur son article ("Gilets Jaunes, une lutte ouvrière décapante") et en discute avec vous.

Mardi 29 octobre 2019, librairie Planète Io, 18h: Anne Madelain


Nous accueillons avec grand intérêt, Anne Madelain chercheure associée au Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen, une habituée des mondes balkaniques qui vient nous présenter son dernier livre : « L’expérience française des Balkans, 1989-1999 » paru aux Presses Universitaire François Rabelais en juin 2019.
À l’origine de cet ouvrage, il y a le constat que les transformations et les événements qui ont traversé cette partie de l’Europe au début de la décennie 1990 ont formé un moment particulier d’opacité et de stupeur, que les lectures et les analyses postérieures n’ont pas entièrement dissipé.

Dans les années 1990, les « Balkans » réapparaissent sur la carte mentale des Européens comme un problème plus que comme une réalité géographique. La désintégration sanglante de la Yougoslavie suivant la découverte des difficultés du postcommunisme, en particulier en Roumanie, ont provoqué débats et mobilisations protéiformes dans la société française. Ce sont ces moments militants que ce livre explore, en les reliant à une histoire plus longue des relations franco-balkaniques afin de saisir la mutation d’expérience de cette fin du XXe siècle.


Jeudi 24 octobre 2019, librairie Planète Io, 18h : Christian Lemoenne

Reprise de la discussion amorcée avant les vacances avec Christian Lemoenne, professeur de communication à Rennes 2 sous l’angle cette fois-ci de la manipulation de masse.
Nous continuons donc à décrypter ce catastrophisme qui irrigue la société, cette tentation du pire, de ceux qui pensent vivre les temps de la fin ou qui envisagent désormais le monde comme une farce sinistre, une défaite prévisible, une barbarie généralisée...

Vendredi 04 octobre 2019, librairie Planète Io, à partir de 18h : Jean-Claude Leroy


"Guerre contre guerre
pierre contre pierre
feu contre feu
la mort te renouvelle
l'autre te prend ta place
un témoin parle pour toi
des héros sont arrimés à la proue..."
Jean-Claude Leroy est un écrivain français vivant à Rennes, photographe de formation, libraire itinérant, auxiliaire de vie, manœuvre intérimaire, éditeur, il a publié des poèmes, des nouvelles et des articles dans diverses revues.
Ses longs séjours en Inde et en Égypte ont nourri certains de ses écrits.
Au sein de l’association Les Amis de L’Éther Vague (1998-2007), il fut coresponsable, avec Roger Roques, des éditions L’Éther Vague.
Depuis 1996, il anime Tiens, « revue locale d’expression universelle » devenue à partir de 2009 le site Tiens, etc

Jeudi 03 octobre 2019, librairie Planète Io, 18h : revue La Grenouille À Grande Bouche

Réunion-nous avec la revue La Grenouille À Grande Bouche, au contenu autant social que culinaire, et qui vient nous présenter son projet et, on espère bien, son numéro 4...


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Boîte à Couleurs
de
Maya Mémin


Du 18 septembre au 23 octobre
Vernissage aura lieu le 
mercredi 25 septembre à 18h30
Exposition dans le cadre du festival Le Marché Noir

Le site de Maya Mémin : http://maya-memin.com/


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dans la devanture de planète Io
7, rue Saint Louis
35000 Rennes

Samedi 28 septembre 2019, mail François Mitterand Rennes, de 11h à 18h : festival le Village des possibles

Au contraire de certains journalistes, politiques, industriels ou fonctionnaires nous ne doutons pas une seconde des causes de la disparition des insectes, des espèces, des biotopes, voire d'écosystèmes, et même si nous ne partageons pas forcément les analyses politiques d'une partie des écologistes nous participerons avec des convictions et avec des livres Au village des possibles à Rennes.

> le Village des possibles 

Mercredi 25 septembre 2019, librairie Planète Io, 20h30 : Morgane Rey et la Cie Erébé Kouliballets

Dans le cadre de leur programmation « Buvons l’automne » la compagnie rennaise de danse africaine et contemporaine propose une soirée furieusement poétique à la librairie. On y lira sûrement, dansera peut-être et s’il l’on en croit leur bureau d’information, vous allez sillonner de larges vallées, survoler les gorges automnales, pénétrer le circuit des veines alanguies, accomplir un voyage touchant qui ouvre les portes d'un royaume étonnant !
Des textes seront lus par le comédien Philippe Robert et les poètes Louis Dugas, Jérôme Crepel, Morgane Rey et Anne Sophie Guillaume.

Jeudi 12 septembre 2019, librairie, 18h : Erwan Grall

Parkinson, à 42 ans, la vie bouleversée ! « La solitude du mouvement » (éditions Publibook, 2019) est une confession à cœur ouvert, sans concession et sans fard. Un témoignage saisissant écrit dans un style léger et humoristique permettant de dédramatiser une situation pour le moins traumatisante.
Erwan Grall se met à nu dans un récit aussi poétique qu'authentique.

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Porte à porte
de
Agathe Halais


du 4 juillet au 5 septembre 2019
vernissage le jeudi 4 juillet à 19h00


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35000 Rennes


Jeudi 27 juin 2019, librairie Planète Io, 18h : Zab

En février 2011, une bande de gamins de Deera, ville située au sud-est de la Syrie, taguent « Ton tour arrive docteur ». Ils sont arrêtés et torturés par les forces de Bachar El Assad. Cette histoire marque le début d’un mouvement populaire contre le régime et le début de cette bande dessinée.
Avec ce roman graphique paru en mai 2019 aux éditions Y.I.L., Zab s’attache à retracer les débuts de la révolution syrienne à travers deux activistes emblématiques: Ghiyath Matar et Yahya Shurbaji. Ces derniers  font partie d’un groupe de militants, la Daraya Youth,créée dès 1998 et connue pour ses convictions non violentes et ses actions civiques. Ils sont à l’origine de l’organisation de manifestations en mars 2011 à Daraya, à une dizaine de kilomètres de Damas, également à la pointe du soulèvement populaire syrien . 
Durant cette rencontre, Zab nous présentera sa bd et son travail avec l’association «  Tous pour la Syrie  » qui nous éclairera sur la situation actuelle en Syrie .




Mercredi 29 mai 2019, librairie Planète Io, 18h : Camille Prunet & Florent Perrier

Avec « Penser l’hybridation - Art et biotechnologie » (éditions de l’Harmattan, 2018) dont voici la quatrième de couverture, Camille Prunet, enseignante à l’université de Toulouse, s’attache à retracer et mettre en perspective ce qu’on a pu appeler le bio-art :

"Depuis les années 1990, de plus en plus d'artistes se tournent vers la manipulation et l'incorporation aux oeuvres de matériaux vivants. A travers l'expérience sensible, ils nous invitent à explorer un univers microscopique qui nous est inaccessible au quotidien. Leurs travaux héritent des recherches artistiques des années 1960-70, des imaginaires de la science-fiction, mais aussi des avancées plus récentes en matière de biotechnologie, comme des courants de pensée tels que le post-humanisme."

Elle sera donc à la librairie pour en discuter, accompagnée de Florent Perrier, enseignant en esthétique et théorie de l'art à Rennes 2, et nnotamment cerner un peu plus la question de l'hybridation des pratiques (scientifiques et artistiques), des matériaux (matière vivante et objet inerte) et des technologies convoquées par les artistes contemporains.