Lundi 10 octobre 2016, 18h00, librairie Planète Io : Jean-Yves Mollier présente son passionnant  "Une autre histoire de l'édition française" mis en débat avec et autour de différents éditeurs rennais

En douze chapitres foisonnants d’informations et d’analyses, condensés en 450 pages, Jean-Yves Mollier retrace l'histoire depuis les origines de l'édition française, mais se consacre moins aux détails de la bibliographie matérielle qu’aux structures administratives, commerciales et financières des différentes maisons des origines jusqu'aux hégémoniques Gafa.
Une "autre histoire" parce qu'elle s’insère dans l'économie, la culture, les révolutions, les guerres, dans les rapports des éditeurs avec les pouvoirs en place notamment.
Si Jean-Yves Mollier manifeste sans ambiguïté son adhésion à la fonction de l’éditeur, "celui sans lequel les textes ne deviendraient jamais des livres", il le décrit également soumis au pouvoir et franchement réactionnaire en temps de troubles : "Lors de la Commune de Paris, la plupart des éditeurs quittèrent la ville et participèrent sans état d’âme au lynchage médiatique qui suivit son écrasement." Quant à leur attitude au cours de la dernière guerre, elle est sans ambiguïté : "Tous avaient expurgé leurs catalogues avant même que les Allemands ne les y invitent"...


Mercredi 5 octobre 2016, 18h30, librairie Planète Io : atelier de lectures de Spinoza, animé par Mathias Poirier

De l’anthropologie et de la sociologie, de la métaphysique, une réflexion sur l’état et la religion, des prémisses de psychologie, une petite physique, pas de morale mais de l’Éthique (avec un E majuscule) : on trouve tout cela dans l’œuvre de Spinoza !
Cet atelier se propose d'explorer les différentes facettes de la pensée du philosophe hollandais et surtout de révéler son actualité en la croisant avec celle d’autres penseurs plus contemporains.
La participation de tous est bienvenue et, comme l’écrivait Deleuze, « tout le monde est capable de lire Spinoza, et d'en tirer de grandes émotions, ou de renouveler complètement sa perception ».

> Prochaine séance : mercredi 7 décembre 2016, même horaire, même lieu.


Samedi 1 octobre 2016, librairie Planète Io, 16H30 : Corinne Le Lepvrier et Isabelle Pinçon lisent à deux voix leurs poésies  

Deux poétesses se rencontrent, se découvrent, s'entendent, s'aperçoivent qu'elles on écrit en un presque même temps la proche fin, la fin du père, la suite... Ce sont deux femmes dont l'écriture a reconstruit ce moment ultime, sauvage, docile, sombre, quand les émotions trônent, quand glisse un souffle puissant.
Tressant leurs textes elles sont ici à avancer ensemble dans ce qui devient une troisième écriture, une au milieu des coeurs, "Croisements de nos pères"...
Elles s'assoient pour lire, se lèvent, s'échangent quelques fragments, se tiennent debout, se rassoient, juste pour le plaisir de se retrouver au bon endroits de l'amour, sans pathos, seulement là...





Jeudi 29 septembre 2016, librairie Planète Io, 18H30 : Aude Liabeuf présente "Enquête d'opinion avec Alexia Grothendick" (pièce d'une quarantaine de minutes)

C’est l’histoire d’une enquête de satisfaction comme on en voit des millions, d’un acharnement à vouloir étiqueter des idées, des envies, du ressenti, de chercher à chiffrer le sensible et de tout ce que ça engage ; folie provocante qui donne le goût de prendre la tangente, de s’extraire d’un cadre normé.
Étudiante en master de statistique et informatique décisionnelle à l' EITIC École internationale du Traitement de l'Information Catégorisée), Alexia Grothendick vous invite à venir démêler son intime imbroglio.
Le public, en se prêtant au jeu du questionnaire devient acteur de ce qui va se construire.  Il est au cœur du processus, c’est lui qui crée la norme qui sera ensuite disséquée. 
La première partie de la proposition n’est pas théâtrale. Elle joue sur le registre du théâtre del’invisible. Cette question de la norme est d’abord évoquée dans un contexte réel, quotidien. Il n’y a, à priori, aucune prise de distance du public avec le processus puisqu’il n’est pas présenté comme théâtral. Chacun remplit alors un questionnaire dont la banalité n’éveille pas au soupçon. L’intérêt n’est pas de se jouer du public mais plutôt de l’inviter à faire partie intégrante de la forme. L’établissement du « profil de personnalité » et son absurdité progressive peuvent mettre sur la pisted’un éventuel spectacle mais rien n’est acquis. Le but est de maintenir le spectateur le plus longtemps possible sur la frontière fragile du questionnement.
La deuxième partie engage d’autres outils. Après un bilan aussi arbitraire qu’illogique, le personnage s’égare, interroge. Le théâtre est mis à jour. Il laisse la place à l’expression des doutes, des craintes jusqu’à l’absurde...